Préouverture Paris : grand calme en vue

Préouverture Paris : grand calme en vue©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 31 mai 2021 à 08h30

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Alors que les 6.500 pts se rapprochent sur le CAC40, la séance devrait être très calme en bourse de Paris en raison de la fermeture de la bourse de Londres (Bank Holiday) et de Wall Street (Memorial Day). Le réveil récent du secteur aéronautique a aidé l'indice à se hisser de nouveau au plus haut depuis plus de 20 ans. Un signal de sortie de crise salué par l'ensemble du secteur industriel ! En Asie, la tendance est irrégulière pour commencer la semaine avec un repli de 1% à Tokyo, une stabilité à Shanghai et un gain de plus de 1% à Taiwan...

WALL STREET

Wall Street a fini la semaine dernière en légère hausse dans des volumes réduits à la veille d'un week-end de trois jours, la Bourse de New York étant donc fermée ce lundi pour le "Memorial Day". Les investisseurs restent confiants grâce aux signes d'amélioration conjoncturelle aux Etats-Unis, qui ont fait passer au second plan les craintes inflationnistes. L'inflation dite "core PCE" a grimpé à 3,1% en avril sur un an, après 2,5% sur le 1er trimestre, mais la Fed a jusqu'ici minimisé ce phénomène, jugé temporaire.
A la clôture, l'indice Dow Jones s'est avancé de 0,19% à 34.529 points, tandis que l'indice large S&P 500 a grappillé 0,08% à 4.204 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 0,09% à 13.748 pts.
Sur l'ensemble de la semaine, écoulée les trois indices ont progressé respectivement de 0,9%, 1,2% et 2,1%. Pour le mois de mai, le Dow Jones a progressé de 1,9%, le S&P 500 a gagné 0,6%, mais le Nasdaq a reculé de 1,5% sur le mois, les investisseurs ayant poursuivi leur rotation vers les valeurs cycliques, dont les profits bondissent en période de la reprise économique.
Le mois de mai ne s'est donc pas conformé à l'adage boursier "Sell in May and Go Away", synonyme de dégagement général des marchés d'actions. Depuis le début de l'année, le Dow affiche un gain de 12,8%, le S&P 500 gagne 12%, et le Nasdaq est à la traîne, mais s'apprécie encore de 6,6%.

ECO ET DEVISES

Vendredi, les investisseurs ont suivi de près la publication des indices ajustés des prix (PCE et core PCE) qui sont les mesures préférées de la Fed pour apprécier l'inflation et orienter sa politique monétaire. Or, l'indice PCE a accéléré en avril, en hausse de 0,6% sur un mois et de 3,6% sur un an, son plus haut niveau depuis 13 ans, contre 2,9% attendu par les économistes.
L'indice "core PCE" (excluant l'alimentation et l'énergie) a augmenté de 0,7% par rapport à mars et de 3,1% sur un an, au plus haut depuis l'été 1992 ! La hausse des prix est donc désormais clairement supérieure à l'objectif de 2% de la Réserve fédérale. Jeudi, à l'occasion de la publication du PIB des Etats-Unis (2e lecture), l'indice "core PCE" du 1er trimestre avait été mesure à 2,5%, ce qui signifie que les prix ont bondi en avril.

Les responsables de la banque centrale américaine ont cependant insisté ces dernières semaines sur le caractère passager de cette poussée inflationniste. D'une part, les prix sont actuellement élevés en comparaison avec l'an dernier lorsque l'économie américaine était à l'arrêt pour cause de confinement sanitaire, ce qui avait déprimé de nombreux prix. Par ailleurs, une partie de l'inflation actuelle est liée à des goulets d'étranglement et à des pénuries (composants électroniques, matériaux de construction...) qui devraient progressivement se résorber d'ici à 2022. Enfin, dans une économie en phase de reprise, les économistes soulignent qu'il est plutôt sain de retrouver une dose d'inflation, ainsi que des taux d'intérêts plus élevés, du moment que ces phénomènes se déroulent progressivement et sans excès.

La Réserve fédérale a entamé ce mois-ci l'exercice complexe piloter la sortie de la crise du coronavirus, en préparant les marchés à un retrait progressif de son soutien, sans pour autant faire dérailler la reprise et les marchés financiers.
Le vice-président de la Fed Richard Clarida, notamment, a évoqué cette semaine la perspective de discussions sur un "tapering" (réduction des achats d'actifs de la Fed) dont le timing dépendra toutefois du flux à venir de données macro-économiques. Le président de la Fed Jerome Powell avait quant à lui, lors de ses récentes interventions, fourni des commentaires bien plus prudents, refusant d'évoquer pour l'instant cette réduction des achats de titres.

A noter qu'au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre a adopté ce vendredi un ton un peu moins accommodant, ouvrant la voie à une possible hausse de taux dès le premier semestre 2022.
Si certains à la Fed préparent les marchés à un éventuel 'tapering', aucune action concrète ne semble en vue pendant de longs mois encore. Dans la zone euro, plusieurs responsables sont montés au créneau ces derniers jours pour exclure des discussions sur un "tapering" dès la réunion de juin de la BCE.

Sur le front budgétaire aux Etats-Unis, Joe Biden a présenté vendredi le premier budget fédéral de son mandat présidentiel, caractérisé par une forte hausse des dépenses, pour surmonter la crise du Covid-19, mais aussi pour modifier à long terme le rôle de l'Etat fédéral aux Etats-Unis.
Dans ce projet ambitieux, les dépenses fédérales sont prévues à 6.000 milliards de dollars pour l'exercice fiscal 2022, qui débutera le 1er octobre prochain. Les dépenses totales grimperaient même ensuite à 8.200 Mds$ en 2031, essentiellement avec le plan "Build Back Better" de l'administration Biden en 3 volets (plan d'urgence anti-Covid adopté en mars, puis plans infrastructures et famille).
La contrepartie de la hausse des dépenses sera comme prévu une hausse des taxes sur les entreprises et sur les revenus des Américains les plus riches, détricotant au passage les baisses d'impôts mises en place par Donald Trump.
Malgré ces nouvelles sources de financement, la dette des Etats-Unis, en pourcentage du PIB devrait atteindre des records, pour s'installer à 111,8% du PIB en 2022 et à 117% en 2031. Joe Biden a cependant estimé qu'"au fil du temps, les économies réalisées grâce à ces réformes dépasseront le coût des investissements".
Le projet tient compte d'hypothèses assez modestes de croissance, avec une croissance réelle juste sous les 2% pendant la décennie considérée. L'inflation ne dépasserait quant à elle pas les 2,3% sur la durée du plan, ce qui semble optimiste.
L'euro ouvre ce matin sur les 1,22/$. Le pétrole reste ferme à 69$ le brent avant une réunion de l'OPEP très attendue demain. L'or culmine à plus de 1.900$ à 1.903$. Le Bitcoin redescend à 34.465$.

VALEURS A SUIVRE

Eurazeo annonce la signature d'un accord pour la vente de sa participation dans Planet à Advent International. Cet accord prévoit un réinvestissement d'Eurazeo aux côtés d'Advent. Les deux groupes d'investissement contrôleront conjointement Planet.
Cet accord valorise Planet à 1,8 milliard d'euros faisant ressortir pour Eurazeo et ses partenaires un multiple 2,5x l'investissement initial et un TRI d'environ 19%.
Planet est un acteur mondial des solutions de paiement à valeur ajoutée qui offre aux acteurs du commerce de détails, de l'hôtellerie, de la restauration, des parkings et du secteur financier des produits digitaux innovants.
Avec Planet ces acteurs bénéficient d'une solution intégrée d'acceptation de paiements domestiques, internationaux et alternatifs ainsi que des services à valeur ajoutée comme la conversion de devises ou de remboursement de TVA. En s'associant à Planet, ces clients permettent aux consommateurs finaux de bénéficier d'une expérience omnicanale améliorée tout en générant des revenus additionnels grâce aux services de paiements à valeur ajoutée de Planet.

Ipsen a annoncé que sa demande d'homologation du palovarotène, un agoniste sélectif du RAR, agent expérimental administré par voie orale pour la prévention de l'ossification hétérotopique (nouvelle formation osseuse), comme option thérapeutique potentielle pour les patients atteints de fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP), une maladie génétique ultra-rare, avait été acceptée par les autorités réglementaires américaines (Food and Drug Administration, FDA).
La date prévue de la mesure réglementaire attribuée par la FDA dans le cadre d'un statut de revue prioritaire est le 30 novembre 2021.

Airbus : Qatar Airways menace Airbus ! Akbar Al Baker, l'emblématique patron de la compagnie aérienne qatarie, avertit le géant européen sur le fait qu'il pourrait cesser de recevoir des appareils Airbus si un important problème n'est pas résolu. "Nous avons un problème avec Airbus que nous devons régler, et si nous ne sommes pas en mesure de régler ce grave problème que nous avons avec eux, nous refuserons de leur prendre des avions", a déclaré le dirigeant dans une interview accordée à 'Bloomberg TV'. Les problèmes avec Qatar Airways causeront à Airbus "un stress dans la relation avec IAG, avec LatAm, ainsi qu'avec d'autres compagnies aériennes dans lesquelles nous avons une participation", a souligné Akbar Al Baker.

Accor Acquisition Company, un Special Purpose Acquisition Company ("SPAC") sponsorisé par Accor, a levé avec succès 300 millions d'euros dans le cadre d'un placement privé d'Unités qui seront admises aux négociations sur Euronext Paris, dans le but d'acquérir une ou plusieurs sociétés dans des secteurs connexes au coeur de métier hôtelier de Accor, dans l'un des secteurs parmi la restauration (Food & Beverage), le flex office, le bien-être, le divertissement et l'événementiel ou les technologies liées à l'hôtellerie.
"Le caractère unique de cette opération, AAC étant le premier corporate SPAC jamais coté en Europe, ainsi que la capacité de sourcing et d'exécution de Accor qui s'appuie sur sa présence mondiale, son réseau et son expertise sur les écosystème ciblés, ont permis de générer un intérêt significatif de la part d'une large base d'investisseurs internationaux de grande qualité" commente le groupe.

Total : L'Assemblée générale mixte des actionnaires de Total SE s'est réunie le 28 mai 2021 sous la présidence de M. Patrick Pouyanné. Les actionnaires ont adopté l'ensemble des résolutions présentées par le Conseil d'administration. Les résultats complets des votes ainsi que les présentations effectuées aux actionnaires seront disponibles le 31 mai 2021 sur le site internet totalenergies.com.
Lors de l'Assemblée générale, M. Patrick Pouyanné, Président-directeur général, a souligné la qualité des résultats financiers, qui démontre la pertinence des choix stratégiques et industriels mis en oeuvre depuis 2015, durant la crise sanitaire et économique de 2020. Le Président-directeur général a également fait le point sur la mise en oeuvre de la stratégie de transformation de la société, la politique en matière de responsabilité sociale et environnementale et ainsi que la politique de retour à l'actionnaire. L'Assemblée a ainsi approuvé un dividende de 2,64 euros par action au titre de l'exercice 2020.
Concernant la stratégie de transformation de l'entreprise en une compagnie multi-énergies, l'Assemblée générale a adopté à une quasi-unanimité la nouvelle dénomination TotalEnergies SE de la Société qui ancre la stratégie dans son nom même. En outre, l'Assemblée générale a émis un avis favorable sur l'ambition de la Société en matière de développement durable et de transition énergétique vers la neutralité carbone et ses objectifs en la matière à horizon 2030. Les actionnaires ont voté en faveur de la résolution proposée par le Conseil d'administration à une très large majorité, avec plus de 90% des voix exprimées, confortant ainsi la stratégie proposée par le Conseil d'administration.
L'Assemblée générale a également été l'occasion pour Marie-Christine Coisne-Roquette, Administrateur référent, de rendre compte aux actionnaires, au nom du Conseil d'administration, de la gouvernance équilibrée de la Société, des travaux de son Conseil d'administration, ainsi que de ses quatre Comités.
L'Assemblée a approuvé le renouvellement des mandats d'administrateur de Mme Anne-Marie Idrac et de M. Patrick Pouyanné, ainsi que la nomination comme administrateur de MM. Jacques Aschenbroich et Glenn Hubbard, pour une durée de trois ans. L'Assemblée générale a également approuvé les divers éléments de rémunération des mandataires sociaux.
Le Conseil d'administration, réuni à l'issue de l'Assemblée générale, a décidé à l'unanimité de reconduire M. Patrick Pouyanné dans ses fonctions de Président-directeur général pour la durée de son mandat d'administrateur.

ekWateur a annoncé sa décision de reporter son projet d'introduction en bourse.
"En dépit de l'intérêt manifesté par les investisseurs pour son projet, les conditions de marché n'étaient pas favorables à la réalisation de l'introduction en bourse dans des conditions satisfaisantes. ekWateur continue de bénéficier des moyens nécessaires à son développement et avec le soutien de ses investisseurs historiques poursuit sa croissance et sa mission : faciliter la transition énergétique" explique le groupe.
Les ordres de souscription des actions offertes dans le cadre de l'Offre sont donc caducs et les fonds déjà versés à l'appui des souscriptions seront restitués sans intérêt ni compensation...
L'Autorité des marchés financiers (AMF) a approuvé le 28 mai 2021 sous le numéro 21-190 le prospectus établi par Evergreen SA (Euronext - FR0000035784 - EGR) pour les besoins de l'opération de fusion aux termes de laquelle elle absorbera son actionnaire majoritaire, la société Evergreen SAS.
L'opération de fusion reste soumise à l'approbation, d'une part, des actionnaires d'Evergreen SA et, d'autre part, des associés d'Evergreen SAS réunis lors d'assemblées générales devant se tenir le 21 juin 2021.
Les actionnaires d'Evergreen SA devront également se prononcer à cette occasion sur le changement d'activité sociale de la société et entériner son changement de dénomination sociale pour devenir Transition Evergreen.

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