Préouverture Paris : l'Asie sous tension

Préouverture Paris : l'Asie sous tension©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 30 janvier 2020 à 08h30

LA TENDANCE

Le coronavirus continue de se propager en Chine et dans le monde, ce qui pèse ce matin sur les performances des places financières asiatiques avec une chute de 5,7% à Taiwan, de 2,6% à Hong Kong ou encore de 1,7% à Tokyo, tandis que la place de Shanghai reste fermée pour la nouvelle année chinoise... L'OMS a annoncé avoir convoqué une nouvelle réunion d'urgence pour jeudi, afin de déterminer si l'épidémie actuelle constituait une urgence de santé publique de portée internationale.
Hier soir, la Bourse américaine n'est pas parvenue à conserver ses gains du début de la séance. Les indices ont fini proches de l'équilibre à la clôture, après la décision, pourtant anticipée, de la Fed de ne pas modifier ses taux directeurs. Le président de la Fed Jerome Powell a toutefois jeté un froid en citant le coronavirus chinois comme un "risque" potentiel pour la croissance mondiale, à "surveiller attentivement", tandis que plusieurs entreprises ont évoqué l'impact négatif de l'épidémie sur leurs activités en Chine.
A Paris, le CAC40 est attendu en recul de 0,5% environ...

WALL STREET

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,04% à 28.734 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,09% à 3.273 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a grappillé 0,06% à 9.275 pts. Les trois indices gagnaient environ 0,5% avant les commentaires de Jerome Powell sur le virus 2019-nCoV.
La Réserve fédérale américaine a donc maintenu comme attendu, ses taux directeurs à leur niveau actuel. L'objectif de taux des "Fed funds", principal instrument de la politique monétaire aux Etats-Unis, reste donc fixé dans une fourchette de 1,50 à 1,75%, une décision qui a été prise à l'unanimité, a précisé la Fed dans son communiqué.
Après avoir abaissé ses taux par trois fois en 2019 face aux tensions commerciales et au ralentissement de la croissance, la banque centrale américaine a laissé entendre ces dernières semaines qu'elle ne modifierait pas ses taux pendant toute l'année 2020, sauf dégradation imprévue de la conjoncture...

Lors de sa conférence de presse, le président de la Fed, Jerome Powell, a affirmé voir des "signes de stabilisation" de la croissance mondiale après le ralentissement de 2019, mais il a ajouté que le coronavirus était "un risque" pour la croissance, qui "crée de l'incertitude pour les perspectives économiques mondiales", a-t-il souligné... "Au vu des incertitudes, je ne vais pas spéculer à ce stade... Nous surveillons attentivement la situation. Notre travail à terme, est de savoir quelles seront les conséquences (du virus 2019-nCoV : ndlr) pour l'économie américaine et pour le respect de notre double mandat" en tant que banque centrale, a ajouté M. Powell.
La Fed prévoit par ailleurs de réduire progressivement ses achats de bons du trésor à court terme lorsqu'elle aura atteint un "ample" niveau de réserves, sans doute "au courant du 2e trimestre" 2020 a indiqué Jerome Powell. La Fed intervient depuis l'automne dernier pour fournir de la liquidité au système bancaire et éviter des tensions sur les taux courts.

Sur le marché des changes, l'indice du dollar (qui mesure l'évolution du billet vert face à un panier de 6 grandes devises) a réduit ses gains après la décision de la Fed, terminant à 98,07 points (+0,06%), tandis que l'euro campe à 1,1015$. Les obligations sont reparties en hausse après la Fed, faisant nettement retomber les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours). Le rendement du T-Bond à 10 ans a ainsi plongé de 7 points de base à 1,59%, revenant au plus bas depuis début octobre.
Les cours du pétrole pointent en ordre dispersé, non loin de leur plus bas niveau depuis plus de 3 mois atteint lundi. Le baril de brut léger américain (WTI) retombe à 52,80$, tandis que le Brent de la mer du Nord cote 59,15$ (contrat à terme de mars). Les stocks pétroliers hebdomadaires ont augmenté plus que prévu, de 3,5 millions de barils à 431,7 millions de barils, contre un consensus positionné à +1,3 million de barils. L'or remonte à 1.577$ l'once.

Sur le plan macro-économique, les promesses de vente de logements ont déçu en décembre aux Etats-Unis, en reculant de 4,9% sur un mois, là où les économistes tablaient sur une hausse de 0,5% après une progression de 1,2% en novembre. Il s'agit du déclin le plus marqué depuis mai 2010. Sur un an, les promesses de vente affichent cependant encore une hausse de 6,8%, a précisé la NAR (National Association of Realtors).
A suivre ce jeudi aux Etats-Unis, le PIB américain du quatrième trimestre, lecture avancée. (14h30 : Première estimation) et les Inscriptions hebdomadaires au chômage (14h30). En Europe, on suivre la décision monétaire de la Banque d'Angleterre à 13h00.

VALEURS A SUIVRE

Air France a annoncé la suspension de la desserte de Wuhan et la réduction du nombre de vols à destination de Pékin et de Shanghai. "La compagnie a suspendu la desserte de Wuhan (province de Hubei) jusqu'à nouvel ordre" précise-t-elle dans un communiqué. "A ce stade, la desserte de Shanghai et Pékin est maintenue, l'OMS ne préconisant pas de restriction de voyage sauf de et vers la province de Hubei (...) Néanmoins, en raison de la baisse de la demande sur ces destinations, Air France ajuste son programme de vols et opérera un vol quotidien vers Shanghai et Pékin à compter du vendredi 31 janvier 2020", ajoute la compagnie.

Groupe Crit affiche un chiffre d'affaires 2019 de 2,489 milliards d'euros, en léger repli de 0,4% par rapport à 2018. Au quatrième trimestre, le chiffre d'affaires ressort à 606,5 ME, en baisse de 4,1% (-3,4% en organique corrigé des jours ouvrés). En France (76,2% de l'activité totale), le groupe a réalisé un chiffre d'affaires annuel en repli limité de 0,8% à 1,9 milliard d'euros (-0,4% en organique corrigé des jours ouvrés). À l'international, le chiffre d'affaires s'élève à 591,9 ME, en progression de 1% (-2% à périmètre et taux de change constants).
En 2019, la division Travail temporaire & Recrutement (81,8% de l'activité du groupe) enregistre un chiffre d'affaires de 2,03 milliards d'euros contre 2,06 milliards d'euros en 2018. Le groupe continue à dégager un niveau d'activité élevé sur son coeur de métier malgré un environnement de marché plus difficile en fin d'exercice.
Groupe Crit assure que son niveau d'activité enregistré en 2019 se traduira positivement dans les résultats de l'exercice. Au regard du contexte économique et d'un secteur automobile difficile, le groupe entend maintenir des niveaux d'activité et de rentabilité élevés tant sur la division Travail temporaire & Recrutement que Multiservices. En 2020, le groupe sera particulièrement attentif aux opportunités de croissance externe afin de se renforcer en Europe et aux Etats Unis.

Aubay a réalisé un exercice de bonne facture, avec des indicateurs de performance tous bien orientés. La croissance organique annuelle s'est inscrite à +4,3%, malgré une base de comparaison élevée et des facteurs exogènes ponctuellement défavorables au 4ème trimestre en France.
L'objectif de marge opérationnelle d'activité était fixé dans une fourchette de 9,5% à 10,5%. Le groupe anticipe d'ores et déjà que celle-ci, se situera dans le milieu de l'objectif, soit autour de 10%.
L'activité reste dynamique et bien orientée en ce début d'année 2020, portée par une demande soutenue de la part des principaux clients.
Pour l'exercice 2020, Aubay vise un objectif de chiffre d'affaires de 450 ME soit une hausse de 8%.

Synergie affiche un chiffre d'affaires 2019 de 2.642 ME. Il est en hausse de 3,6% par rapport à 2018 et de +2% à périmètre et devises constants.
En France, les ventes progressent de 6,1% dans un marché en retrait. A l'international, les performances sont contrastées avec un repli de 0,3% à données identiques.

Orapi affiche un chiffre d'affaires 2019 de 240,1 ME, en baisse de 3,3% à périmètre et change comparable. Les variations de périmètre ont entraîné une perte nette de chiffre d'affaires de 8 ME sur l'exercice dont 9,6 ME liés à la cession de DACD.
Au quatrième trimestre, Orapi enregistre un repli de 10,8% à périmètre comparable que le groupe associe à la conjoncture politico-économique nationale et à la baisse des ventes sur le marché des entreprises de propreté. Les ventes sur les marchés hors de France ont été globalement comparables au niveau atteint en 2018.

Fleury Michon : Le chiffre d'affaires 2019 s'est établi à 747,9 ME, soit +3,1% par rapport à l'exercice précédent, et -1,3% à périmètre constant. Le chiffre d'affaires du 4ème trimestre 2019 est ressorti à 199,8 ME, soit +10,8% par rapport à l'exercice précédent, et +3,2% à périmètre constant.
Le résultat opérationnel courant 2019 devrait être en ligne avec les communiqués précédents.

SpineGuard annonce son chiffre d'affaires 2019 à 6,8 ME contre 7,5 ME en 2018.
SpineGuard estime que son EBITDA est positif au second semestre 2019 vs. -0,1 ME au second semestre 2018 et en amélioration significative en année pleine, où il atteindrait -50 KE à comparer à -586 KE en 2018.
La position de trésorerie au 31 décembre 2019 atteint 1,3 ME. La société qui n'a pas utilisé la totalité du financement obligataire (OCAPI) dispose encore d'un solde de 0,7 ME avec celui-ci...

SergeFerrari : A change courant, et du fait de l'arrêt d'une ligne de production depuis le 1er décembre 2019, les ventes du groupe s'inscrivent en repli de -5% sur le 4ème trimestre. La direction estime à 2,2 ME l'impact sur ses ventes résultant de cet arrêt. Si l'on exclut cet élément exceptionnel, le chiffre d'affaires du 4ème trimestre 2019 aurait été stable par rapport à 2018, sachant que le 4ème trimestre 2018 avait affiché une performance dynamique.
Sur 12 mois, la croissance est de +2,2% à taux de change courant et de +1,6% à change constant. Hors élément exceptionnel lié à l'arrêt de production intervenu en décembre 2019, la croissance des ventes s'établirait respectivement à +3,4% et +2,7%.
La société réitère son objectif d'amélioration de sa rentabilité opérationnelle pour l'exercice 2019, malgré l'impact défavorable de l'incident survenu le 1er décembre 2019 sur sa ligne de production du site de La Tour du Pin.
La ligne impactée par l'incident a repris sa production progressivement depuis le 21 janvier 2020.
SergeFerrari estime que son chiffre d'affaires du 1er semestre 2020 pourrait être impacté défavorablement pour un montant d'environ 5 ME.
Pour 2020, la firme anticipe à ce stade un chiffre d'affaires d'environ 195 ME à périmètre constant. Ce chiffre pourrait être modifié à la hausse en fonction des mesures prises vis-à-vis de ses clients. Hors incident, l'objectif de croissance organique annuel est confirmé à 4,5%.

DBV Technologies a l'intention de procéder au lancement, sous réserve des conditions de marché, d'une offre globale d'actions ordinaires nouvelles, pouvant prendre la forme d'American Depositary Shares (ADS), d'un montant total de 125 millions de dollars. L'offre globale sera composée d'une offre au public d'actions ordinaires sous la forme d'ADS aux Etats-Unis, au Canada et dans certains pays en-dehors de l'Europe, et d'une offre exclusivement adressée à des investisseurs qualifiés en Europe (y compris en France).
La société a en outre consenti aux banques chefs de file et teneurs de livres associés une option de surallocation leur permettant de souscrire pendant une durée de 30 jours des actions ordinaires supplémentaires, prenant la forme d'ADS, dans la limite de 15% du nombre total d'actions ordinaires (y compris sous la forme d'ADS) émises dans le cadre de l'offre globale aux mêmes conditions.
Chaque ADS offert donne droit à recevoir la moitié d'une action ordinaire. Les ADS sont admis aux négociations sur le Nasdaq Global Select Market sous le symbole "DBVT", et les actions ordinaires de la société sont admises aux négociations sur Euronext Paris sous le symbole "DBV".
Le montant définitif de l'offre, le prix de souscription en euros auquel les actions ordinaires seront offertes et le prix de souscription en dollars auquel les ADS seront offerts dans le cadre de l'offre globale, ainsi que le nombre final d'actions ordinaires (y compris sous la forme d'ADS), seront fixés à l'issue du processus de construction du livre d'ordres commençant immédiatement. Ils seront au moins égal à la moyenne pondérée des cours de l'action de la société sur Euronext Paris, des 3 dernières séances de bourse précédant le début de l'offre globale, soit les séances du 29, 28 et 27 janvier, éventuellement diminuée d'une décote maximale de 10%.
Goldman Sachs et Citigroup interviennent comme chefs de file et teneurs de livres associés dans le cadre de l'offre globale.
Au 31 décembre 2019, la société disposait de trésorerie et d'équivalents de trésorerie de 172 millions d'euros (122,8 ME au 31 décembre 2018). Ces informations sont basées sur des informations préliminaires non auditées concernant la trésorerie et les équivalents de trésorerie pour l'exercice clos le 31 décembre 2019. Les commissaires aux comptes de DBV Technologies n'ont pas effectué d'audit ou d'examen de cette estimation préliminaire et n'expriment aucune opinion ou autre forme d'assurance à son sujet.

Mauna Kea Technologies : Le chiffre d'affaires total pour l'année 2019 a augmenté de 0,7 million d'euros, soit +10% par rapport à l'année précédente, pour atteindre 7,4 ME.
Les ventes de consommables ont augmenté de 1,3 ME, soit 47% d'une année sur l'autre, pour atteindre 4,1 ME. Elles représentent 55% des ventes totales (42% des ventes totales sur l'année 2018). Les ventes de systèmes ont diminué de 0,4 ME, soit -14% par rapport à l'année précédente, et s'élèvent à 2,3 ME. Les ventes de services s'élèvent à 1 ME, en baisse de 0,3 ME, soit 20% par rapport à l'année précédente.

Altur Investissement a publié un Actif Net Réévalué (ANR) de 41,42 millions d'euros au 31 décembre 2019, soit 9,94 euros par action, en hausse de 6% rien que sur le 4ème trimestre 2019.
Fort d'environ 2,5 millions d'euros de trésorerie disponible, Altur Investissement continue d'étudier des acquisitions ciblées en vue de renforcer son portefeuille de participations, tout en poursuivant son programme de cessions afin de matérialiser une partie des plus-values latentes de son portefeuille.
Début janvier 2020, la société a fait l'acquisition de Trophy, un portefeuille de six participations, auprès de Sigma Gestion. Deux cessions actuellement en cours sont par ailleurs attendues courant 2020.

Partouche : Le chiffre d'affaires consolidé 2019 du Groupe progresse de +5,5% pour atteindre 433,5 ME, avec un 4ème trimestre dynamique malgré l'arrêt de l'exploitation fin juin 2019 du casino de Boulogne-sur-Mer.
L'EBITDA 2019 s'élève à 75,7 ME contre 64,1 ME en 2018, pour représenter 17,5% du CA, soit une marge en amélioration sensible de 190 pb par rapport à l'exercice précédent.
Le résultat opérationnel courant s'inscrit en forte hausse à 33,4 ME à +25,3%, grâce à une bonne maîtrise des charges opérationnelles dans un contexte de croissance de l'activité.
Le Groupe enregistre un doublement de son résultat net en 2019 à 25 ME, contre 12,6 ME en 2018. Dans ce résultat net, la part du Groupe triple à 18,6 ME contre 6,2 ME précédemment.
La dette financière nette ressort à 72,8 ME. La structure financière s'améliore avec des ratios de leverage (Endettement net / EBITDA) et de gearing (Endettement net / Capitaux propres) respectivement à 1,0x et 0,2x contre 1,5x et 0,3x un an plus tôt...

Carbios annonce aujourd'hui la signature d'un accord de co-développement exclusif avec le leader mondial de la production d'enzymes Novozymes.
Cette collaboration garantit, dans les phases de démonstration et de déploiement industriel, la production de l'enzyme propriétaire de Carbios pour la dégradation du PET. Cet accord représente pour Carbios une étape clé visant à démontrer le bénéfice environnemental de sa technologie et à garantir à ses futurs clients une solution durable de recyclage à l'infini des produits à base de PET, tels que les bouteilles d'eau et de soda, les emballages plastiques et les textiles.

Sanofi : L'olipudase alfa, une sphingomyélinase acide humaine recombinante expérimentale, a donné des résultats positifs dans le cadre de deux essais cliniques distincts évaluant son apport dans le traitement du déficit en sphingomyélinase acide chez l'adulte et l'enfant. L'olipudase alfa est la première et la seule enzymothérapie substitutive expérimentale au stade avancé de développement pour le traitement de cette maladie. Aucun traitement n'a encore été approuvé pour le déficit en sphingomyélinase acide.

Bassac, anciennement Les Nouveaux Constructeurs, publie son rapport d'activité 2019. Le chiffre d'affaires ressort en progression de 16% à 976 ME. L'activité commerciale est élevée. Réservations : 1,167 MdE (+9% vs 2018), dont Résidentiel France à 906 ME (+4% vs 2018).
Le carnet de commandes ressort à 1,479 MdE (+7% vs 31-12-2018) et le portefeuille foncier est de 4,636 MdsE (+12% vs 31-12-2018). Sur la base du chiffre d'affaires des douze derniers mois, le carnet de commandes représente environ 19 mois d'activité, indicateur stable par rapport à son niveau de fin 2018.

Côté brokers, Barclays a dégradé JCDecaux à 'sous-pondérer' en visant 23,5 euros, Bernstein rehausse à 'surperformer' sa recommandation sur Air France KLM avec un objectif maintenu à 11,5 euros, MainFirst dégrade bioMerieux à 'conserver' malgré un objectif relevé de 84 à 89 euros, La SocGen passe à l''achat' sur Casino en visant 47 euros, Exane BNP Paribas abaisse son opinion sur Ingenico à 'sous-performer' avec une cible ajustée de 86 à 85 euros.

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