Préouverture Paris : l'or au sommet !

Préouverture Paris : l'or au sommet !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 05 août 2020 à 08h30

La bourse de Paris va tenter de garder le cap à la hausse après deux séances de progression ce mercredi. A Paris, les publications semestrielles se poursuivent à moindre intensité, avec Accor et quelques autres... Les places financières de la zone Asie-Pacifique restent dans la zone verte ce mercredi, malgré la Bourse de Tokyo qui recule de 0,3%, Seoul monte de 1,4%, Bombay s'adjuge 0,9%, Taiwan +0,7%, Hong Kong +0,3% et Shanghai +0,1%. Les volumes d'échanges tendent à se réduire avec la pause du mois d'août... L'or reste malgré tout en grande forme, au-dessus des 2.000$ l'once, à 2.020$ ce matin !

WALL STREET

La cote américaine a elle aussi progressé hier soir. Le DJIA a pris 0,62% à 26.828 pts et le S&P500 a gagné 0,36% à 3.306 pts. L'indice Nasdaq, riche en valeurs technologiques, grimpe encore de 0,35% terminant à 10.941 pts, en continuant de battre des records malgré les hésitations d'Alphabet (-0,64%). La maison-mère de Google a emprunté 10 milliards de dollars sur le marché de la dette corporate. Il s'agit de sa plus importante émission obligataire historique, au plus bas coût de financement... La tranche d'un milliard de dollars à cinq ans a été émise avec un coupon de 0,45%. Sur l'ensemble de l'émission, 4,5 Mds$ seront consacrés à des motifs généraux ou des acquisitions, et 5,5 Mds$ à des initiatives 'vertes'.
La vedette de la semaine avec le Nasdaq reste l'once d'or qui a franchi le cap symbolique des 2.000$ hier soir, pour culminer ce matin à 2.020$, au plus haut historique sur de nouveaux achats de protection.

ECO ET DEVISES

Côté indicateurs économiques, l'activité dans les services en Chine a confirmé au mois de juillet son troisième mois de croissance d'affilée. L'indice des directeurs d'achat (PMI) pour les services, publié par IHS Markit-Caixin, est ressorti à 54,1 points le mois passé après 58,4 en juin. Les analystes tablaient toutefois sur un niveau proche de 58, essentiellement porté par la demande intérieure. L'indice PMI traduit une expansion de l'activité au-delà de la barre des 50. Les services représentent désormais plus de 50% du PIB chinois.
"Les entreprises ont préféré augmenter la productivité que d'augmenter leurs effectifs", ont souligné les analystes de Caixin. L'indice composite PMI de Markit-Caixin, qui agrège services et industrie manufacturière, a fait part également d'une reprise de l'activité dans ces deux secteurs, à 54,5 points en juillet, après 55,7 pts en juin.

Côté situation sanitaire, le bilan mondial de la pandémie de coronavirus a dépassé mercredi les 700.000 décès, selon un décompte de Reuters basé sur des données officielles, avec les Etats-Unis, le Brésil, l'Inde et le Mexique aux premiers rangs des pays rapportant une hausse des nouveaux décès liés au COVID-19. En moyenne, environ 5.900 personnes meurent quotidiennement du COVID-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, montre un calcul effectué par Reuters sur la base des données des deux semaines écoulées. Cela équivaut à 247 décès par heure, ou un décès toutes les quinze secondes.
Les Etats-Unis et l'Amérique latine sont les nouveaux épicentres de la pandémie et peinent à ralentir la propagation du virus... En Amérique latine, où vivent environ 640 millions de personnes, le nouveau coronavirus est apparu plus tardivement qu'ailleurs, mais les autorités ont éprouvé des difficultés pour contrôler sa propagation, en partie du fait de la pauvreté de la région et de la densité de certaines villes.
Sur les devises, l'euro reste ferme à 1,1815/$ entre banques, tandis que le baril de brent remonte sur les 44,35$.

INDICATEURS ECONOMIQUES A SURVEILLER

France :
- Indice PMI final français des services. (09h50)
Etats-Unis :
- Rapport d'ADP sur l'emploi privé américain. (14h15)
- Indice PMI final des services. (15h45)
- Indice ISM des services américains. (16h00)
- Rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques. (16h30)
Europe :
- Indice PMI final espagnol des services. (09h15)
- Indice PMI final italien des services. (09h45)
- Indice PMI final allemand des services. (09h55)
- PMI final européen des services. (10h00)
- PMI final britannique des services. (10h30)
- Ventes de détail en Europe. (11h00)

BROKERS

Bank of America ML repasse de 'sous-performance' à 'neutre' sur Natixis.
Goldman Sachs est toujours à l'achat sur Air Liquide avec un cours cible ajusté en hausse à 135,50 euros.
Jefferies est à l'achat sur Danone avec un cours cible ramené de 70 à 64 euros.
Citigroup remonte sa cible sur Seb de 133 à 160 euros.

VALEURS A SUIVRE

Accor a vu son chiffre d'affaires réduit quasiment de moitié au premier semestre en tombant à 917 millions d'euros, en baisse de 48,8% à périmètre et change constants (pcc), et de 52,4% en données publiées par rapport au 30 juin 2019.
HotelServices, qui regroupe les redevances de Management & Franchise (M&F) et les Services aux propriétaires, a généré un chiffre d'affaires de 650 millions d'euros, en baisse de 52,8% à données comparables reflétant la détérioration du revenu par chambre (RevPAR) sous l'impact de l'épidémie de Covid-19 et des mesures de confinement prises par les gouvernements dans le monde entier.
Le RevPAR du Groupe affiche une baisse globale de 59,3% au cours du premier semestre, incluant une baisse de 88,2% sur le second trimestre. En France, le RevPAR est en baisse de 60,4% à données comparables au cours du premier semestre. La majorité des hôtels du Groupe était encore fermée au cours du mois de juin. Paris et la région parisienne (RevPAR en baisse de 62,2%) souffrent davantage que la province (RevPAR en baisse de 58,9%). Cette tendance s'est amplifiée au cours du mois de juillet.
L'excédent brut d'exploitation (EBE) du Groupe est négatif et s'établit à -227 millions d'euros au 30 juin 2020. La sensibilité de l'EBITDA au RevPAR ressort à moins de -20 millions d'euros pour chaque point de baisse de RevPAR. Le résultat net semestriel part du Groupe est négatif à hauteur de 1,51 millions d'euros, y compris 1 milliard de charges non courantes qui sont principalement des dépréciations d'actifs. Ces dépréciations sont le résultat des perspectives révisées de retour aux niveaux d'activité d'avant crise en 2023 et de l'augmentation des taux d'actualisation du fait de la volatilité des marchés.
Accor annonce le lancement d'un plan d'économie de coûts récurrents de 200 ME. En rythme annualisé, 2/3 des économies seraient atteintes à fin 2021 et 100% à fin 2022. L'environnement actuel, lié à la crise du Covid-19, ne permet pas au groupe d'avoir une visibilité suffisante pour donner une fourchette raisonnable d'objectif d'Excédent Brut d'Exploitation pour l'année 2020.

Neurones a bien résisté au second trimestre avec un chiffre d'affaires de 119,1 ME, en décroissance de 4,9%. Ainsi, sur le 1er semestre, le CA total se monte à 254,4 millions d'euros, en croissance de 0,2% et même +0,4% en organique. Dans le contexte très particulier du second trimestre, le chiffre d'affaires a été finalement meilleur qu'anticipé. Grâce à la bonne résistance des volumes, au mix d'activités (proportion significative de contrats récurrents, clients globalement peu exposés), à son organisation en sociétés spécialisées et au recours au dispositif d'activité partielle, le résultat opérationnel du semestre a été, lui aussi, plus élevé que prévu : 8,7% du chiffre d'affaires à comparer à 9,1% pour les six premiers mois de 2019.
Au 30 juin 2020, la trésorerie nette des dettes financières (hors dettes de loyers IFRS16) s'élève à 228,9 ME contre 182,3 ME un an plus tôt.
Le démarrage en cours de nouveaux contrats récurrents a généré une hausse des effectifs (croissance nette de 80 personnes sur le 1er semestre 2020).
Malgré les incertitudes quant à l'évolution de la crise sanitaire, l'intensité de la crise économique et au probable durcissement du marché, Neurones rehausse ses prévisions du 6 mai et table désormais, pour l'ensemble de l'année, sur un chiffre d'affaires d'au moins 495 ME (vs 475 ME), pour un résultat opérationnel d'au moins 8% (vs 6%). A moyen terme, la crise actuelle "devrait avoir un effet accélérateur sur la transformation digitale des organisations, ce qui sera favorable pour les offres du groupe", anticipe Neurones.

Transgene a annoncé l'encaissement de 22,2 millions de dollars (19 millions d'euros) suite à la vente à un fonds d'investissement chinois d'une partie de sa participation minoritaire dans Tasly BioPharmaceuticals. Cette opération a porté sur 10,3 millions de titres de Tasly BioPharmaceuticals, soit 38 % des parts détenues par Transgene. Transgene estime que cette transaction consolide sa visibilité financière jusqu'en 2022.
À l'issue de cette opération, Transgene détient encore 17,1 millions d'actions de Tasly BioPharmaceuticals, soit 1,58 % du capital de la société chinoise. La participation restante de Transgene dans Tasly BioPharmaceuticals est valorisée à environ 36,9 millions de dollars sur la base du prix de la présente transaction.
En mai 2020, Tasly Pharmaceuticals a annoncé son intention de procéder à l'introduction en bourse de sa filiale Tasly BioPharmaceuticals sur le Shanghai Star Market.
Transgene était devenu actionnaire de Tasly BioPharmaceuticals en août 2018, à hauteur de 27,4 millions de titres, soit 2,53% du capital de Tasly BioPharmaceuticals en contrepartie de la vente des droits chinois de T601 et T101, deux immunothérapies incorporant respectivement les technologies brevetées TG6002 et TG1050 de Transgene, qui sont actuellement développées par Tasly BioPharmaceuticals en Grande Chine. À l'époque, ces actions étaient évaluées à 48 millions de dollars sur la base du prix d'un tour de financement mené par Tasly BioPharmaceuticals en même temps que la souscription d'actions de Transgene. La présente transaction valoriserait l'ensemble de ces titres à 59 millions de dollars préalablement à l'introduction en bourse.

Actia : Dans le contexte de crise liée à la situation sanitaire mondiale, le chiffre d'affaires du 2ème trimestre 2020 du groupe Actia est de 84,9 ME, en baisse de 34,6%. Sur le 1er semestre 2020, le chiffre d'affaires d'ACTIA recule de 23,5% pour s'établir à 202 ME. Sur la période, le point bas a été atteint en avril et la reprise progressive amorcée en mai s'est poursuivie en juin.
ACTIA anticipe désormais une baisse de chiffre d'affaires de l'ordre de 20% sur 2020, exclusivement due à la situation sanitaire et économique. Le Groupe met en oeuvre les mesures nécessaires pour protéger ses ressources financières et adapter ses programmes de développement afin de poursuivre sa stratégie de croissance dans les années à venir.
Au 2ème trimestre, les ventes des filiales à l'étranger ressortent à 51,1 ME. Le chiffre d'affaires des sociétés françaises s'élève à 33,8 ME avec l'effet de base défavorable du contrat export Télécommunications. Face à la limitation des flux de transports internationaux bloquant les livraisons et l'arrêt des usines des clients, le recul du chiffre d'affaires est plus marqué sur les clients à l'international, qui représentent 73,2% des ventes du trimestre (à 62,3 ME).
Ainsi, sur ce 1er semestre, le chiffre d'affaires des sociétés françaises s'élève à 80,7 ME et la clientèle internationale représente 74,2% du chiffre d'affaires consolidé. Aucun contrat n'a été arrêté ou suspendu, seule la baisse d'activité des clients impacte les volumes de ventes. ACTIA poursuit activement ses opérations commerciales dans le cadre d'appels d'offres répondant à ses objectifs de croissance à long terme et convoite des opportunités à court terme afin d'atténuer les effets de la crise. Des succès commerciaux ont été enregistrés, notamment dans l'électrification des véhicules, mais avec une contribution aux ventes que dans deux ans environ.

Soitec a précisé que suite au franchissement en baisse du seuil de 10% de son capital social par CEA Investissement, ce dernier ne compte plus qu'un représentant au Conseil d'administration en la personne de Guillemette Picard, représentant permanent de CEA Investissement au Conseil.
CEA Investissement a déclaré avoir franchi en baisse, le 31 juillet 2020, les seuils de 10% du capital et des droits de vote de Soitec et détenir 7,73% du capital et 7,58% des droits de vote.
Par ailleurs, le Conseil d'administration de Soitec, après en avoir débattu lors de sa réunion du 10 juin 2020, a estimé que Christophe Gégout satisfait les conditions lui permettant d'être qualifié d'indépendant. En conséquence, le Conseil d'administration de Soitec prend acte, ce jour, que Christophe Gégout n'est plus représentant en son nom propre de CEA Investissement au sein du Conseil d'administration de Soitec mais qu'il conserve son poste et sa qualité d'administrateur indépendant. Le terme de son mandat reste inchangé.

Musée Grévin : Au 30 juin 2020, soit au terme des 9 premiers mois d'activité de l'exercice 2019-2020, le chiffre d'affaires de Musée Grévin SA s'élève à 6,31 millions d'euros, en forte baisse de 37,5% par rapport à la même période de l'exercice précédent (10,1 ME au 30 juin 2019).
L'activité des 9 premiers mois de l'exercice a été doublement pénalisée par la grève dans les transports au mois de décembre et surtout, à partir du mois de mars, par l'épidémie de Covid-19 et les mesures de confinement décidées par les autorités à compter du 17 mars. Le site n'a ainsi pu rouvrir ses portes au public, en respectant des conditions sanitaires très strictes, que le 18 juin.
Au total, la fréquentation ressort au 30 juin à 310.154 visiteurs, en très forte diminution de 39,1% par rapport aux 9 premiers mois de l'exercice précédent, avec une activité au 3e trimestre quasiment nulle.
Les dépenses par visiteur sur l'admission, la boutique, la photo et le vestiaire ont légèrement progressé de 2,4 %. Le chiffre d'affaires restauration est lui en retrait significatif sous l'effet de la fermeture du Café Grévin aux individuels et du Covid-19. Il ne rouvrira d'ailleurs pas ses portes d'ici à la fin de l'exercice.
En dehors des événements marquants de ces 9 mois, le site a pu bénéficier, jusqu'au début du mois de mars, des effets favorables du Nouveau Grévin (en place depuis février 2019) et de l'entrée de nouveaux personnages tels le chanteur Soprano, le contre-ténor Philippe Jaroussky, le héros du célèbre dessin animé "Oggy et les cafards" et le violoniste français à la renommée internationale Renaud Capuçon.
Musée Grévin n'a redémarré que très tardivement à la fin juin. La trajectoire s'est légèrement améliorée semaine après semaine mais l'activité reste, à ce jour, plus de 60% en deçà d'un mois de juillet normal.
Musée Grévin rappelle que la fréquentation estivale du site est en général portée par les touristes français et étrangers qui sont aujourd'hui absents. "La crise du COVID-19 crée un environnement dans lequel le Musée continue de faire face à un certain nombre d'incertitudes concernant notamment l'évolution des mesures de prévention sanitaire et les comportements des consommateurs", déclare le management.
Musée Grévin appartient au Groupe CDA, qui a pris les mesures nécessaires à la protection de sa position de liquidité jusqu'à la fin de l'année civile, y compris dans un scénario dégradé. Un prêt, garanti par l'Etat destiné à renforcer la position de liquidité du Groupe et ses besoins de trésorerie d'exploitation engendrés par la perte d'activité liée à la pandémie de Covid-19, a ainsi été mis en place au mois de juin pour une durée initiale de 12 mois pouvant être prorogée pour une période de 1 à 5 ans à la discrétion du Groupe.

Le Produit net bancaire d'activité de Crédit Agricole de Touraine Poitou augmente de +4,2 millions d'euros au 30 juin 2020, alors que l'ensemble du Produit net bancaire s'établit à 130,7 ME.
Les charges générales d'exploitation sont stables (-0,4%), malgré les coûts exceptionnels dont la généralisation d'ordinateurs mobiles à l'ensemble des collaborateurs pour servir les clients en toutes circonstances. Le coût du risque est maîtrisé à 9,2 ME (+1,2 ME par rapport à 2019) avec des provisions sur encours sain encore renforcées de +1,4 ME (y compris l'intégration des effets macroéconomiques de la pandémie dans les modèles d'anticipation du risque) pour atteindre 184,8 ME (dont le Fonds pour Risques Bancaires Généraux). Les provisions affectées atteignent en outre 142,1 ME, elles couvrent 64,5% de l'encours en défaut dont la part dans le total des crédits continue de baisser (2,05%, -0,32 pt sur un an).
Le résultat net social s'établit à 20,5 ME, en baisse de -18,5 ME en l'absence de versement de dividende de Crédit Agricole SA qui atteignait 25 ME en 2019. Le résultat net consolidé en normes internationales (IFRS) s'élève à 18,6 ME (impacté notamment par la réduction des plus-values latentes non comptabilisées en social).
Les réserves de liquidité (titres liquides, créances mobilisables auprès de la Banque Centrale Européenne) s'élèvent à 1,5 milliard d'euros. Le ratio de liquidité à un mois s'élève à 145,6% au 30 juin 2020, pour une exigence réglementaire de 100%.
Les fonds propres prudentiels s'élèvent à 2,2 MdsE, au double de la crise de 2008. La Caisse régionale dispose ainsi d'un niveau de solvabilité très élevé avec un ratio à 21,72% au 1er trimestre pour une exigence réglementaire à 10,74%.
"Si les effets et la durée de la crise restent difficiles à déterminer, les fondamentaux robustes de la Caisse régionale (solvabilité, liquidité, organisation et outils de travail) et l'engagement des 1.500 collaborateurs et 850 administrateurs permettront de soutenir l'économie locale et de mobiliser l'ensemble des métiers du Groupe Crédit Agricole au service des habitants et entreprises de la Touraine et du Poitou", indique la direction de la Crédit Agricole de Touraine Poitou.

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