Préouverture Paris : la Chine à la rescousse...

Préouverture Paris : la Chine à la rescousse...©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 05 mars 2019 à 08h30

LA TENDANCE

Après une série gagnante, le CAC40 va devoir surmonter la tentation de consolidation à Wall Street qui a débuté la semaine sur une note négative, les investisseurs cherchant visiblement un second souffle. Les nouvelles rumeurs positives en provenance des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine n'ont pas suffi à pousser les marchés plus haut, après leur regain d'environ 20% depuis leurs points bas atteints fin 2018. Donald Trump a il est vrai jeté un froid en critiquant à nouveau la Fed, responsable selon lui "d'un dollar trop fort", qui pénalise les compagnies américaines à l'international...
Soutien du jour, la bourse de Shanghai remonte de 0,8%, alors que la Chine va accorder cette année des réductions d'impôts de plusieurs milliards de dollars, augmenter les dépenses publiques d'investissement dans les infrastructures et favoriser les prêts aux petites et moyennes entreprises, a déclaré mardi le Premier ministre Li Keqiang... S'exprimant à l'ouverture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois, il a ajouté que le gouvernement visait une croissance économique de 6% à 6,5% pour cette année, en baisse par rapport à celui pour 2018.
Le gouvernement a défini un objectif budgétaire de 2,8% du PIB, en légère hausse par rapport à celui de 2,6% fixé pour 2018, objectif qui reflète l'accélération des dépenses en matière d'infrastructures et les baisses d'impôts.
Pékin s'est également fixé un objectif d'inflation d'environ 3%, comme l'an dernier, a dit Li Keqiang, malgré le ralentissement de la hausse des prix à la consommation.

WALL STREET

A la clôture lundi soir, l'indice Dow Jones a cédé 0,79% à 25.819 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,39% à 2.792 pts et que le Nasdaq composite, riche en valeurs technologiques et biotechnologiques, a reculé de 0,23%, pour finir à 7.577 pts. La semaine dernière, le Dow Jones était resté stable, tandis que le S&P 500 avait progressé de 0,4% et le Nasdaq avait gagné 0,9%.
Le Nasdaq a désormais progressé depuis 10 semaines d'affilée, tandis que le Dow Jones et le S&P 500 ont gagné du terrain 9 fois sur 10. Depuis le creux de décembre, le Dow Jones a repris 17,8%, le S&P 500 18,7% et le Nasdaq 22,2%
Sur le marché des changes, le dollar a terminé en hausse lundi soir, malgré la nouvelle salve de Donald Trump contre la politique monétaire de la Fed, qui entretient selon le président américain un dollar trop fort. L'indice du dollar, qui reflète son évolution face à un panier de six devises de référence (euro, livre sterling, yen, franc suisse, dollar canadien et couronne suédoise), a progressé de 0,10% à 96,61 points, après avoir atteint un plus haut en séance de 96,82 pts.
L'euro a reculé de 0,28% à 1,1342$, à l'approche d'une réunion, jeudi, de la Banque centrale européenne (BCE), qui pourrait annoncer un nouveau programme de prêts aux banques afin de soutenir l'activité fléchissante de la zone euro. Les nouvelles projections économiques de la BCE, attendues à la baisse, seront aussi très suivies...

ECO ET DEVISES

Intervenant lors d'une conférence dans le Maryland, Donald Trump a déclaré, sans citer le nom de Jerome Powell, qu'il y avait à la tête de la Fed "un monsieur qui aime relever les taux d'intérêts de la Fed, un monsieur qui adore faire du resserrement quantitatif, un monsieur qui aime un dollar très fort". "Je veux un dollar fort, mais je veux un dollar qui fasse du bien à notre pays, pas un dollar qui soit si fort qu'il devient impossible pour nous de faire du commerce avec d'autres nations et de leur prendre des marchés", a martelé M. Trump. Depuis début 2018, l'indice du dollar a progressé de 8,5%, alors que dans le même temps, la Fed a relevé son principal taux directeur quatre fois d'un quart de point pour le porter entre 2,25% et 2,50%.

Sur le front commercial, les informations se précisent au sujet d'une probable signature d'un accord avant la fin du mois de mars. Selon le 'Wall Street Journal' de dimanche, Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping pourraient signer cet accord à l'occasion d'un sommet qui se tiendrait "vers le 27 mars". Une source citée dimanche par 'Reuters' a aussi évoqué un accord proche, qui permettrait de réduire les droits de douane américains sur des marchandises chinoises d'une valeur d'au moins 200 milliards de dollars.
Les négociateurs seraient en train de peaufiner un document de 150 pages, et un nouveau sommet pourrait se tenir dès la mi-mars entre Donald Trump et Xi Jinping pour procéder à la signature, avaient même affirmé en fin de semaine dernière des sources de 'Bloomberg'.

Sur le plan macro-économique, le secteur de la construction a une nouvelle fois envoyé un signal négatif, lundi. Les dépenses de construction ont reculé de 0,6% en décembre en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus de place et +0,8% en novembre. Sur l'ensemble de 2018, les dépenses de construction ont augmenté de 4,1% à 1.300 Mds$, un record historique, mais la progression a été la plus faible depuis 7 ans. Les chiffres les plus attendus de la semaine outre-Atlantique sont ceux du rapport mensuel sur l'emploi en février, attendu vendredi. Les économistes anticipent 185.000 créations d'emplois, après 304.000 au mois de janvier (un chiffre très supérieur aux attentes et qui pourrait être révisé à la baisse).
L'indice ISM des services du mois de février, publié ce mardi, sera lui aussi très suivi, après trois mois décevants, inférieurs au consensus. Ce dernier prévoit cette fois une nette hausse de l'indice, à 57,4 contre 56,7 le mois précédent. Vendredi, les indices ISM et PMI manufacturiers pour février étaient ressortis inférieurs au consensus.
Le pétrole pointe sur les 65,35$ ce matin, tandis que l'euro cote 1,1330/$. L'or revient à 1.285$.

VALEURS A SUIVRE

Vilmorin a annoncé pour son 1er semestre clos fin décembre 2018 une croissance de 3,8% du chiffre d'affaires à données comparables, une 'légère amélioration du résultat opérationnel' et 'un repli modéré du résultat net' semestriel. Le groupe maintient par ailleurs ses objectifs annuels 2018-2019. Le CA du premier semestre 2018-2019 ressort donc à 460,4 ME, pratiquement inchangé en données courantes (+0,1%) et en progression de 3,8% à données comparables.
L'Ebitda semestriel a grimpé de 6,7% à données comparables, à 62,4 ME. Le résultat opérationnel semestriel fait apparaître une perte de 40,5 millions d'euros au 31 décembre 2018, ce qui représente une réduction de 1,9 million d'euros par rapport au premier semestre 2017-2018. La marge opérationnelle, traditionnellement négative à l'issue du premier semestre, s'établit à -8,8%, contre -9,2% au 31 décembre 2017.
Le résultat net semestriel affiche une perte à hauteur de 39,6 millions d'euros, dont une perte - part du groupe de 39,2 millions d'euros, en accroissement de 1,5 million d'euros par rapport au premier semestre de l'exercice 2017-2018.
À fin décembre 2018, la structure de bilan est influencée par la saisonnalité du cycle annuel d'activité. Net de la trésorerie et équivalents de trésorerie (201,8 millions d'euros), l'endettement financier s'élève à 1,203 MdE, dont une part non courante de 1,047 MdE. Les capitaux propres - part du groupe s'établissent à 1,138 MdE et les intérêts minoritaires à 85,3 ME.
Vilmorin maintient ses objectifs en termes de chiffre d'affaires et de marge opérationnelle courante pour l'exercice 2018-2019. Ceux-ci correspondent à une progression du chiffre d'affaires consolidé de 2% à 3% à données comparables, et à un taux de marge opérationnelle courante en légère progression, estimée entre 0,5 et 1 point, par rapport à 2017-2018, intégrant un effort de recherche qui devrait être supérieur à 250 ME.

Renault : Le tribunal du district de Tokyo a accepté ce mardi la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn, détenu depuis le 19 novembre dernier au Japon pour des accusations de malversations financières. Il pourrait quitter dans la journée le centre de détention sous condition de payer une caution fixée à un milliard de yens, soit 7,9 millions d'euros environ.

Eurofins annonce un chiffre d'affaires sur l'année écoulée de 3,781 MdsE (+27% yoy) et un EBITDA ajusté de 720 ME, soit une marge de 19%, en ligne avec les objectifs récemment ajustés.
La génération de cash flow ressort à 34% pour s'établir à 544 ME. Le groupe propose de distribuer aux actionnaires un dividende de 2,88 euros en hausse de 20%. Eurofins Scientific vise en 2020, 5 MdsE de revenus et 1 MdE d'Ebitda ajusté.

IntegraGen, société spécialisée dans le décryptage du génome humain, qui réalise des analyses génomiques interprétables pour des laboratoires académiques et privés et développe des outils de diagnostic en cancérologie, et Advanced Biological Laboratories SA (ABL), société de diagnostic et d'édition de logiciels, annoncent aujourd'hui la signature d'un accord global non-exclusif permettant à ABL de distribuer mondialement le test miRpredX.
Ce test permet aux cliniciens cancérologues d'identifier, parmi les patients atteints d'un cancer du côlon métastatique, ceux dont la probabilité de réponse positive aux traitements par anti-EGFR est la plus élevée.

Tikehau Capital, groupe de gestion d'actifs alternatifs et d'investissement, annonce l'acquisition du centre commercial Nicholsons, situé à Maidenhead, à travers son fonds d'investissement immobilier à stratégie " value added " lancé en 2018. Le centre commercial Nicholsons, d'une superficie de 17.650 m2 sur un site d'environ 1,8 hectares, comprend 68 magasins représentant de nombreuses marques bien établies dont H&M, Topshop, Tesco et Pandora.

DBV Technologies a annoncé aujourd'hui la nomination de Michel de Rosen en tant que Président non-exécutif. Michel de Rosen succède au Dr Pierre-Henri Benhamou, co-fondateur de DBV Technologies, qui a décidé de prendre sa retraite de son poste de Président non-exécutif. Le Dr Benhamou rejoint le comité scientifique de la société à compter d'aujourd'hui.
En outre, Daniel Tassé, directeur général de DBV Technologies, a été co-opté au conseil d'administration en remplacement de Pierre-Henri Benhamou. Avec ces changements à effets immédiats, le conseil d'administration de la Société compte toujours huit administrateurs.
"Au nom du conseil d'administration de DBV, je voudrais remercier Pierre-Henri pour son leadership et son engagement sans faille envers DBV. Nous souhaitons également la bienvenue à Daniel et à Michel dans ses nouvelles fonctions, et sommes impatients de poursuivre notre travail, ensemble, pour créer une société biopharmaceutique de premier plan", a déclaré le dr. Torbjörn Bjerke, administrateur de DBV Technologies.

Abivax a annoncé avoir été sélectionnée, après revue par des pairs, pour exposer, lors de la conférence annuelle Digestive Disease Week (DDW), les données de l'étude ABX464-101, un essai clinique de phase 2a avec ABX464 destiné au traitement de la rectocolite hémorragique, ainsi que les données intermédiaires à 9 mois de l'étude de maintenance en ouvert de 12 mois en cours, ABX464-102. La conférence DDW, qui est une conférence mondiale de référence en matière de gastroentérologie, d'hépatologie, d'endoscopie et de chirurgie gastrointestinale, aura lieu au San Diego Convention Center (San Diego, USA) du 18 au 21 mai 2019.
Les données seront présentées par l'investigatrice principale de l'étude, le Professeur Séverine Vermeire, M.D., Ph.D., Responsable du Département de Gastroentérologie et Chef du Département Médecine Clinique et Expérimentale de l'Hôpital Universitaire de Louvain (Belgique).

Mediawan indique avoir finalisé le 27 février 2019 la première étape de l'acquisition effective de Palomar, premier producteur audiovisuel indépendant italien, conformément aux accords annoncés le 15 janvier 2019.
Mediawan détient désormais 53% du capital de Palomar et devrait porter cette participation à 72% au terme d'une seconde phase qui interviendra dans les prochaines semaines avec l'émission d'environ 680.000 titres. Les 28% restants seront détenus par M. Carlo Degli Esposti, fondateur et dirigeant de Palomar.
La superproduction "Le Nom de la Rose", dont la diffusion démarre ce mardi 5 mars, devient la ainsi première série internationale de Mediawan.

Nanobiotix a reçu le versement d'un montant de 14 millions d'euros au titre de la 2e tranche du prêt non-dilutif conclu avec la Banque Européenne d'Investissement (BEI) annoncé le 26 juillet 2018.

Drone Volt a signé une commande de 10 drones Hercules 10 Spray assortie d'une option pour 5 appareils supplémentaires. Cette commande provient d'un acteur du monde de la construction, déjà client du Groupe. Elle témoigne de sa volonté d'accélérer le déploiement des solutions Drone Volt, explique la société française. C'est non seulement une commande importante que nous recevons ce jour, mais aussi la preuve de la fiabilité et de l'efficacité de nos solutions, déclare Olivier Gualdoni, PDG de Drone Volt.

UV Germi annonce une avancée dans le développement de l'accès à l'eau potable en Afrique via l'entrée au capital d'Oshun de trois acteurs clés de l'entrepreunariat social et inclusif : Danone Communities, CAAP Création, et la Fondation Grameen Crédit Agricole SA.

Antevenio, leader des technologies et contenus marketing en Europe du Sud et en Amérique, annonce l'acquisition de Foreseen Media, agence spécialisée dans l'esports et le gaming. En intégrant ces nouvelles compétences, Antevenio apporte une réponse marketing complète aux marques qui souhaitent établir ou renforcer leur présence dans l'univers de l'esports et du gaming, en pleine expansion.

Rallye : Coup de théâtre chez Go Sport ! André Ségura, le PDG du distributeur français d'équipement sportif, filiale à 100% de Rallye (maison-mère de Casino), a été remplacé par Philippe Favre, un spécialiste de la restructuration d'entreprises, selon des sources concordantes citées lundi soir par l'agence 'AFP' et le site internet du 'Figaro'.
Philippe Favre est membre de Prospheres, un cabinet de dirigeants spécialisés dans le management d'entreprises en transformation. Il sera assisté par Brice Garnier, nommé directeur général et lui aussi membre de Prospheres, selon des sources au sein de Go Sport. Ils auront la charge "de définir avec l'ensemble des salariés les actions nécessaires qui permettront à Groupe GO Sport, notamment après la cession de Courir, de poursuivre sa transformation", selon les mêmes sources, citées par 'Le Figaro'.

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