La recrudescence des événements climatiques est synonyme de hausse des cotisations d'assurances !

 La recrudescence des événements climatiques est synonyme de hausse des cotisations d'assurances !©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 27 août 2020 à 10h56

4 milliards d'euros ont été versés l'an dernier aux sinistrés d'événements climatiques, notamment à cause de la multiplication des épisodes de sécheresse...

D'après le rapport annuel d'activité 2019 de l'assurance française, 4 milliards d'euros ont été versés l'an dernier aux sinistrés d'événements climatiques, notamment à cause de fortes sécheresses qui ont représenté un coût de 735 millions d'euros. Les épisodes de sécheresse deviennent en effet de plus en plus récurrents et entraînent des dégâts très coûteux sur les habitations, un affaissement de terrain entraînant souvent des fissures plus ou moins graves sur les murs ou les fondations d'une maison.

La sécheresse étant assurée au titre des catastrophes naturelles, pour être remboursé, il faut non seulement être titulaire d'un contrat d'assurance multirisques habitation (MRH) qui comprend une garantie « catastrophes naturelles » mais aussi être situé dans une zone où un arrêté de catastrophe naturelle pour sécheresse a été publié.

Les événements climatiques se multiplient

En plus de la sécheresse, la recrudescence des événements climatiques de grande ampleur comme les inondations pèse sur la rentabilité de la branche catastrophe naturelle des assureurs qui est restée nettement déficitaire en 2019 pour la cinquième année consécutive : 2,2 milliards d'euros de prestations contre 1,7 milliard de cotisations (chiffres de la Fédération Française de l'Assurance). Outre la sécheresse, figurent parmi les principaux événements climatiques de l'année dernière : les intempéries du 15 juin, l'épisode méditerranéen des 22-24 octobre, le séisme du Teil du 11 novembre et les inondations du sud-est de fin novembre-début décembre.

De nouvelles augmentations des primes à craindre

Dans le jargon des assurances, le ratio combiné, qui se définit par le rapport entre les prestations versées + les dotations aux provisions pour sinistres + les frais généraux sur le total des cotisations, est donc largement supérieur à 100% pour la branche catastrophes naturelles. Les assureurs sont donc amenés à répercuter ce déficit sur le montant des primes des contrats, en assurance habitation notamment où les particuliers ont pu connaître de fortes hausses à l'échéance annuelle de leur contrat (jusqu'à 2 chiffres pour certaines compagnies).

Compte tenu de l'évolution du climat, les particuliers doivent donc s'attendre à de nouvelles augmentations à l'avenir mais rassurez-vous pour les assureurs, leur ratio combiné reste globalement inférieur à 100% dans beaucoup d'autres branches comme les dommages aux biens des particuliers ou aux biens des professionnels et agricoles, en responsabilité civile générale, dans le transport ou la construction...

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