Assurance-vie : 3,5 milliards d'euros engloutis chaque année dans les frais d'entrée !

Assurance-vie : 3,5 milliards d'euros engloutis chaque année dans les frais d'entrée !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 16 juin 2020 à 17h24

Le site Moneyvox a analysé les frais des 100 plus gros contrats d'assurance-vie en 2018, représentant la moitié de la collecte brute totale. Résultat : des frais sur versement élevés, par corrélés au rendement des contrats.

A combien se monte la manne des frais sur versement dans les contrats d'assurance-vie ? Une étude publiée par le site Moneyvox (ex-Cbanque) évalue ces frais, retenus par l'assureur à chaque fois que le client y dépose de l'argent, à 3,5 milliards d'euros en 2018. Des chiffres obtenus après analyse des frais sur versement perçus sur les 100 plus gros contrats d'assurance vie en France, qui représentent 70 milliards d'euros de collecte, soit la moitié des 140 milliards d'euros de la collecte brute totale de cette même année.

C'est la clientèle « grand public » qui a payé le prix le plus élevé : 2,81% en moyenne, contre 2,48% pour les clients « patrimoniaux » et 2,2% la « banque privée ». Et ce, alors que le plafond réglementaire est de 5 %. Selon l'étude, seuls 13 des 50 contrats grand public présents dans le top 100 affichent des frais maximum de 2% ou moins, comme les contrats Afer, Livret Vie, RES Multisupport, tandis que seul un contrat en ligne sans frais est présent dans le classement.

Des frais les plus élevés pour les contrats les moins rémunérateurs

Les frais élevés sont-ils gage de contrats hautement rémunérateurs ? Pas forcément : la performance de contrats grand public s'est montée à 1,56 %, contre 1,82 % dans les contrats patrimoniaux et 1,87% dans les contrats banque privée. Ainsi, « pour un versement le 1er janvier 2018 sur un contrat grand public, un épargnant ne retrouvera le montant placé qu'en décembre 2019 », soit un laps de temps deux ans, tandis que, placé sur un contrat en ligne, cet argent aurait rapporté 3,6% selon le site.

Toutefois, dans l'environnement actuel de taux bas contenant les rendements des fonds en euros, la tendance est aujourd'hui à la baisse pour ces frais dans de plus en plus d'établissements. La donne pourrait donc évoluer dans un avenir plus ou moins proche.

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