« Comment optimiser le rendement de son épargne en 2021 ? »

« Comment optimiser le rendement de son épargne en 2021 ? »©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 10 février 2021 à 09h27

Stellane Cohen, présidente d'Altaprofits

Stellane Cohen, présidente d'Altaprofits

Traditionnellement, le mois de janvier et, pour partie, celui de février constituent la saison des annonces des taux de rendement des fonds en euros (assurance vie) et des performances des gestions pilotées de l'année qui a précédé ! Si ce début d'année n'a pas dérogé à la règle, à la fin du 1er trimestre 2021, ce sont les performances 2020 des SCPI dont il sera question. Cette année, ces saisonnalités sont, seront-elles, ou non, celles des récoltes ?

Un contexte inédit

Après que les marchés financiers ont été chahutés à cause de la crise sanitaire et du contexte induit par celle-ci, même s'ils restent volatiles, la stratégie vaccinale et la reprise anticipée laissent penser qu'ils vont être porteurs. L'injection massive de liquidités au niveau planétaire pour soutenir les économies devrait avoir un impact positif sur eux.

Une année 2020 paradoxale

L'épargne des Français n'a jamais été aussi importante. La Banque de France estime à 130 milliards € le surplus d'épargne accumulé par les Français. L'explication en est simple. La crise sanitaire a incité les Français à se constituer une épargne de réserve d'argent disponible, à tout moment, pour faire face aux coups durs. Et parallèlement, les limitations de déplacement et la fermeture des commerces imposés par le confinement ont réduit leurs dépenses.

Un bilan contrasté

La baisse de rendement des fonds en euros déçoit les épargnants mais elle est loin d'être nouvelle. Depuis une décennie, leurs rendements plutôt faibles combattent péniblement l'inflation (0,5 % en 2020) et ils devraient s'établir en moyenne entre 1 % et 1,10 % en 2020.

En même temps, des valeurs ont été particulièrement gagnantes en 2020 ; comme sur le marché parisien boursier : celles technologiques (STMicroelectronics + 26,32%, Worldline + 25,26 %...), celle du CAC40 (Hermès + 32,03 %, LVMH + 23,35 %, L'Oréal + 17,73 %) ou encore celles biotechnologiques qui elles, ont bénéficié du contexte sanitaire (Sartorius + 97,16 % sur le SBF120).

Enfin, même si l'immobilier a été chahuté par la crise, il reste une valeur refuge pour les épargnants qu'il est nécessaire de garder ou d'acquérir dans son portefeuille pour optimiser ses placements. On peut citer les SCPI qui ont fait preuve d'une formidable résilience en 2020 alors que leur rendement moyen, pour 2021, est attendue entre 3,50 % et 4 %, voire au-dessus, selon certains prévisionnistes.

Quels conseils appropriés aujourd'hui pour les investisseurs particuliers ?

Tout d'abord choisir un assureur solide ! Le niveau de marge de solvabilité d'un assureur est un gage de qualité de signature. L'exigence règlementaire est au-delà de 100 % ; les assureurs les plus importants se situent entre 150 et 200 %, voire au-delà comme par exemple Generali avec une marge de solvabilité à 211 %.

Ensuite, profiter des contrats en ligne constitue une source d'économies (les frais sur les versements, sur les arbitrages et sur les rachats sont gratuits quand les frais de gestion sont réduits) et donc de rendement augmenté pour qui veut faire fructifier son épargne. Grâce au 0 euros de frais d'entrée, la totalité de la somme que l'épargnant place, est investie. Avec quelques 100 euros, il a accès à un contrat de qualité, lui proposant un large panel de supports d'investissement. Les contrats d'épargne conçus être distribués en ligne allient simplicité, transparence, immédiateté : l'épargne et son évolution sont consultables en temps réel.

L'épargne de précaution doit rester raisonnable

Rappelons toutefois que l'investissement sur les supports en unités de compte supporte un risque de perte en capital puisque leur valeur est sujette à fluctuation à la hausse comme à la baisse dépendant notamment de l'évolution des marchés financiers.

Certes, posséder une épargne de précaution est légitime. Les dégradations du marché du travail et les inquiétudes relatives à un avenir incertain l'expliquent. Se constituer une réserve de liquidité est gage d'une tranquillité d'esprit mais qui doit rester raisonnable et modéré, d'un montant oscillant entre 5.000 et 6.000 € pour faire face aux incontournables impondérables.

Le rendement se trouve aujourd'hui et encore plus demain dans les unités de compte

Il est aujourd'hui préférable que les épargnants investissent majoritairement dans les unités de compte plutôt que les fonds en euros s'ils veulent valoriser leur capital sur le long terme. Pour optimiser leurs placements, les unités de compte sont les plus susceptibles de répondre à leurs besoins.

Les meilleurs contrats d'assurance vie permettent d'accéder à une offre complète pour diversifier son épargne en fonction de son profil et de ses objectifs : supports immobiliers (SCPI, SCI, OPCI), ETF (aussi appelés trackers) qui répliquent la performance d'indices boursiers, titres vifs (actions), fonds de capital-investissement (Private Equity), produits structurés...

Les unités de compte présentant un risque de marché plus ou moins important, les services de gestion pilotée qui se sont démocratisés depuis quelques années, pour se rendre accessibles au grand public, prennent ici tout leur sens (à titre d'exemples, jusqu'à 6,18 % en 2020 pour une gestion pilotée 100 % en ETF, jusqu'à 25,09 % net en 2020 pour une gestion pilotée thématique, et encore jusqu'à 4,90 % net en 2020 pour une gestion pilotée mixant fonds en euros et OPCVM accessibles dans les contrats assurance vie).

L'épargnant optant pour une gestion pilotée délègue par là même la gestion de son portefeuille financier à une société de gestion dont c'est le métier. Certes, ces supports ne présentent pas de garantie en capital mais ils proposent à l'épargnant des rendements plus élevés.

Les 5 règles pour bien investir en UC

- Avant toute chose, c'est primordial : connaître son profil d'investisseur.
- Prendre le recul nécessaire : l'épargne étant un placement à long terme, ses variations quotidiennes sont à prendre en compte.
- Diversifier ses placements (l'adage populaire « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », particulièrement adapté, le résume bien) ainsi que ses horizons de placements.
- La régularité d'épargne s'impose aussi.
- L'investisseur opportuniste sera toujours capable de réagir à bon escient, en fonction des évolutions des marchés financiers mais celui qui manque de temps ou bien de compréhension financière, devra se reposer sur l'accompagnement d'un professionnel qui saura, selon que l'épargnant lui aura délégué la gestion de son contrat ou pas, investir ou désinvestir pour lui au bon moment, ou bien le conseiller.

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