FIP et FCPI : plus de 1 milliard d'euros de collecte en 2017 !

FIP et FCPI : plus de 1 milliard d'euros de collecte en 2017 !©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 08 mars 2018 à 11h10

Les souscriptions de parts de FIP et FCPI ont pratiquement retrouvé leur niveau de 2008. C'est en tout cas la première fois depuis cette date que la collecte a repassé le cap du milliard d'euros. Selon l'AFG et France Invest, elle a été de 1,08 milliard d'euros en 2017.

Les FCPI (qui misent sur les entreprises innovantes) ont collecté 637 millions d'euros. Un chiffre en hausse de 55% en un an et qui constitue un record historique. Les FIP (entreprises de proximité) ont en revanche moins collecté qu'en 2016 : 446 millions d'euros contre 557 millions d'euros.

Côté souscripteurs, l'AFG et France Invest en ont dénombré 137.000, soit seulement 5,5% de moins qu'en 2008, année historique avec 145.000 investisseurs recensés. Au vu de ces données, le ticket moyen est donc ressorti à un peu plus de 7.900 euros.

L'effet du soutien fiscal

Ces bons résultats sont bien évidemment à mettre en regard de la fiscalité. Rappelons qu'à titre exceptionnel, les souscriptions ISF de 2017 pourront être déduites de l'IFI payé en 2018. Ainsi, les souscriptions ISF/IFI ont progressé de plus de 12% à 581 millions d'euros.

La tendance a été à peu près la même en ce qui concerne les souscriptions effectuées dans le cadre de la réduction d'impôt à l'IR (IR PME) : +11,3% à 502 millions d'euros.

Quid en 2018 et après ?

Comme le rappelle le communiqué, la réduction d'impôt au titre de l'ISF prend fin à partir de 2018 (pour cause de disparition de l'ISF). On peut donc s'attendre à un report des souscriptions sur le dispositif IR PME.

Cette année, le transfert devrait être d'autant plus important que les souscriptions bénéficieront d'une réduction d'impôt exceptionnelle de 25%, au lieu de 18% auparavant.

Mais cela suffira-t-il à soutenir durablement le marché ? Pour Christophe Bavière, le président de la commission capital investissement de l'AFG, il conviendrait de « renforcer le dispositif Madelin , au minimum pendant une période de transition ». Concrètement, l'AFG propose donc d'aller plus loin et suggère de porter le taux de l'IR PME à 35%, « pour se rapprocher du taux de 50% de l'ISF PME ».

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