L'épargne forcée va-t-elle se transformer en épargne à long terme ?

L'épargne forcée va-t-elle se transformer en épargne à long terme ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 09 juillet 2020 à 14h03

Les Français sont partagés entre consommer leur épargne accumulée ces derniers mois ou l'accumuler...

Les Français sont restés nombreux, malgré la fin du confinement et la réouverture de la plupart des commerces, à augmenter leur épargne de précaution. Vacances à proximité, moins de dépenses de loisirs mais aussi prise de conscience de l'inutilité de certaines dépenses superflues expliquent cette tendance, renforcée bien sûr par les craintes de dégradation de la situation de l'emploi. La dernière étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) évalue même à 55 milliards d'euros l'épargne accumulée pendant les huit semaines de confinement à laquelle il faut ajouter 20 milliards pendant les deux phases de déconfinement (du 11 mai au 5 juillet), soit au total 75 milliards en l'espace de moins de 4 mois. Ces estimations résultent du constat que la diminution de la consommation excède toujours les pertes de revenus des ménages.

Elément clef de la reprise

L'utilisation de cette épargne sera bien sûr un élément clef de la reprise économique. L'OFCE estime que si l'intégralité de l'épargne forcée est dépensée, la perte d'activité liée aux seize semaines de confinement et de déconfinement serait réduite d'environ la moitié. En attendant, cette épargne forcée continue à se déverser sur les comptes bancaires ou les livrets. Les avoirs du Livret A et du LDDS ont ainsi encore gonflé de plus de 5 milliards au mois de mai pour représenter un encours total de 433 milliards. Plus de 22 milliards ont été collectés globalement depuis le début de l'année sur ces deux livrets.

Les femmes semblent privilégier l'épargne à long terme

Une enquête réalisée du 8 au 10 juin par Altaprofits, leader de l'assurance vie sur Internet, montrait que 58% des Français entendent consacrer leur épargne aux loisirs, aux vacances ou à la consommation contre 42% qui déclarant qu'ils vont placer leur argent sur le long terme. En sondant les Français, Altaprofits a d'ailleurs recueilli davantage d'intentions féminines relatives à une préférence pour l'épargne à long terme. La période aura par ailleurs vu bon nombre d'épargnants s'intéresser aux placements boursiers et Altaprofits observe que ce type d'investissement a été effectué en majorité par les hommes (67 %).

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