Ces villes où la progression des prix a laissé place à une légère baisse avec la crise sanitaire

Ces villes où la progression des prix a laissé place à une légère baisse avec la crise sanitaire  ©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 08 septembre 2020 à 16h24

Toulouse, Montpellier et Paris sont pour l'instant concernés d'après les estimations de Meilleurs Agents alors que Lille et Lyon ne connaissent qu'un ralentissement.

Dans la plupart des grandes villes françaises, la crise sanitaire a stoppé net la forte progression des prix de l'immobilier ancien qui étaient observée depuis maintenant plusieurs années. Rien de violent cependant et ce sont surtout les villes où les prix augmentaient le plus vite depuis 1 an qui voient aujourd'hui cette tendance s'essouffler.

Analyse post-confinement

La récente étude de Meilleurs Agents donne l'occasion de revenir en détail sur le marché immobilier des grandes villes françaises. Le spécialiste de l'estimation des prix immobiliers constate d'ailleurs que la tendance des prix en France reste globalement haussière sur les 12 derniers mois : +1,9% entre le 1er septembre 2019 et le 1er septembre 2020. Pour chaque ville, Meilleurs Agents a analysé l'évolution des prix entre le 1er septembre 2019 et le 15 mars 2020 (juste avant le confinement), puis entre le début de la crise sanitaire et aujourd'hui (du 15 mars 2020 au 1er septembre 2020).

Changement de tendance

Pour certaines villes comme Toulouse, la forte hausse de 7,1% entre le 1er septembre 2019 et le 15 mars 2020 (juste avant le confinement) a laissé place à une légère baisse de 0,5% (du 15 mars 2020 au 1er septembre 2020). Même chose à Montpellier (+4,1% puis -0,5%) et à Paris (+5,1% contre -0,4%) où on aurait sans doute atteint la moyenne de 11.000 € le m² fin 2020 si la dynamique de début d'année s'était poursuivie. Or Meilleurs Agents mesure une légère baisse d'avril à septembre qui maintient actuellement les prix autour de 10.600 € le m² dans la capitale.

Ralentissement

Dans le cas de Nice, la hausse de 3,9% a laissé place à une stagnation (4.500 € le m² pour les appartements) alors qu'à Marseille, Rennes et Lille, la progression n'est plus que d'environ 0,5%. Bordeaux et Strasbourg sont les seules villes à garder un rythme relativement constant en légère hausse alors que Nantes et Lyon ralentissent mais conservent des prix en hausse sensible de près de 2% depuis le confinement.

Menaces sur l'emploi

Pour la suite, Meilleurs Agents s'attend à un recul contenu des prix en France, de l'ordre de 1% au cours des 12 prochains mois. Certaines régions davantage touchées par le chômage partiel ou les plans sociaux voient déjà leur indice de tension immobilière faiblir. C'est par exemple le cas sur la Côte d'Azur (Nice, Cannes) qui souffre de la perte d'activité touristique mais aussi de la région toulousaine, en première ligne face au marasme du secteur aéronautique. Montpellier et Nice sont d'ailleurs parmi les plus grandes villes où Meilleurs Agents pense que le recul des prix sera le plus fort (jusqu'à -2% sur les 12 prochains mois) tandis que Toulouse verrait ses prix se stabiliser autour de 3.350 € le m² pour les appartements, soit un violent coup d'arrêt après la forte hausse enregistrée auparavant. Principalement grâce à un marché de l'emploi moins exposé, Lille (actuellement autour de 3.220 € le m² pour les appartements) se distinguerait en affichant une augmentation des prix de +2% à +4% pour les 12 prochains mois.

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