« Entre sérénité et incertitude, portrait du marché de l'immobilier en cette fin 2017 »

« Entre sérénité et incertitude, portrait du marché de l'immobilier en cette fin 2017 »©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mercredi 22 novembre 2017 à 09h14

Comme j'ai coutume de le dire, le logement concerne tout le monde : que l'on soit propriétaire ou locataire, dans le privé ou dans le public, tous les Français « consomment », d'une manière ou d'une autre, l'immobilier.

Ainsi, la situation du secteur depuis 3 ans ne peut que me réjouir. En tant que Directeur Général d'un réseau immobilier, bien sûr, mais surtout en tant qu'acteur de l'économie et du logement. En effet, quoi de plus plaisant que d'offrir au plus grand nombre la possibilité de concrétiser ses projets et de choisir son « chez soi ».

Une parenthèse qui se ferme

Les taux d'intérêts plus avantageux que jamais et des prix de l'immobilier contenus ont permis de redonner et augmenter le pouvoir d'achat de tous et de densifier le marché de l'immobilier : nous avons battu record après record, tant en volumes qu'en valeurs. Une belle parenthèse... qui ne peut malheureusement durer !

Force est de constater que depuis près de 4 mois, nous observons tous les signes distinctifs d'un marché qui ralentit : décélération de la hausse des prix, volumes de ventes en baisse, réduction de la surface moyenne, stagnation du prix de vente moyen... Il apparaît clairement qu'un seuil dans le pouvoir d'achat des Français vient d'être atteint.

Incertitudes politiques

D'autre part, je constate que de forts bouleversements, et certaines incertitudes, sont à prévoir du côté de la politique du logement. En effet, si la mutation de l'Impôt sur la Fortune (ISF) en Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) touchera les investisseurs, 20% du marché, et représente un risque de les voir s'éloigner, la réduction du Pinel et du Prêt à Taux Zéro concerneront près de la moitié des acteurs de l'immobilier (48%) et non les plus robustes : les primo-accédants.

Gardons également en tête que de nouvelles coupes budgétaires ne sont pas à écarter puisque le Ministère de la Cohésion des Territoires vient de voir son budget pour 2018 amputer de 10%, avec l'ambition de faire des économies. S'il est indéniable que des coupes doivent être faites pour réduire la dette du pays, cibler l'emploi et le logement, c'est toucher 2 centres vitaux de la France.  Il ne faut pas oublier que si le logement coûte 42 milliards d'euros par an - chiffre en hausse de 2% depuis 2009 - il ne rapporte pas moins de 58 milliards de bénéfices - en augmentation de +26% sur les 8 dernières années !

Baisse de la confiance des ménages

Autre facteur fort à prendre en compte dans le cadre d'une analyse du secteur immobilier : la confiance des ménages.  Lorsque cet indicateur est au vert, l'optimisme est de rigueur car même dans le cas où le budget des Français ne leur permet pas de mettre en œuvre leur projet, et notamment d'acquisition, l'envie est là. En l'occurrence, nous accusons actuellement une diminution depuis 4 trimestres consécutifs. Economiquement, les ménages Français sont pessimistes, y compris sur des points importants dans l'acte d'achat comme leur situation financière future ou leur capacité d'épargne à venir, des indices qui se dégradent au fur et à mesure des mois.

Basculer dans le bon sens

Pour autant, je me veux résolument optimiste : nous sommes actuellement dans une période charnière qui pourrait basculer dans le mauvais, mais aussi dans le bon sens. C'est à nous, patrons, de donner l'exemple et de croire en l'avenir, d'autant que l'INSEE est de notre côté et annonce une croissance de la France à la hausse de 1,8% en 2017 !

Patrons, recrutons ! Développons ! Et attachons-nous à donner toujours plus de valeurs à nos entreprises, en prenant soin de toujours placer l'humain au centre.

 
1 commentaire - « Entre sérénité et incertitude, portrait du marché de l'immobilier en cette fin 2017 »
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    JON-DE-LIONNE -

    Encore de la censure, toujours de la censure injustifiée sur le forum orange
    et bien puisque dans cette rubrique " finance" il semblerait qu'il y ait un bug ....
    référence à l'article :

    Gérard Filoche exclu du PS après son tweet antisémite
    Statut : refusé
    Il y a 10 heures
    le 21 11 2017 à 20 59

    Moi je dis que c'est dommage que de se prive d'un tel spécimen de la nomenklatura qui a sévit tant d'années à la destruction de l'industrie française! alors qu'il il était généreusement payé par le contribuable pour faire office d'inspecteur du travail ! quel gâchis touts de même qu'il soit aujourd'hui en "carence" du PS !

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