La crise sanitaire continue de rebattre la carte des prix immobiliers

La crise sanitaire continue de rebattre la carte des prix immobiliers©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 27 avril 2021 à 12h04

L’essor des villes moyennes s’accompagne d’un violent rattrapage des prix comme à Angers, Caen ou Orléans.

L’essor des villes moyennes s’accompagne d’un violent rattrapage des prix comme à Angers, Caen ou Orléans.

La dernière note de conjoncture immobilière des notaires fait apparaître un net ralentissement de la hausse annuelle des prix des appartements au premier trimestre 2021 après une année 2020 où la cette hausse avait surpris par son ampleur dans le contexte de crise sanitaire. Sur 12 mois glissants, les indicateurs des promesses de ventes compilées par les notaires indiquent actuellement une hausse des prix de 3,2% en province, à comparer à plus de 6% entre le quatrième trimestre 2019 et le quatrième trimestre 2020. Sur les 3 derniers mois, les avant-contrats indiquent même une hausse de prix de seulement 0,4% au niveau national.

La hausse annuelle des prix des maisons resterait quant à elle beaucoup plus prononcée et se maintiendrait à plus de 6%, comme en 2020. Sur 3 mois, les prix des maisons afficheraient encore une progression de 2,1%.

Ça se calme à Bordeaux

Comme toujours, derrière ces moyennes se cachent des situations régionales très hétérogènes et les notaires observent notamment que les prix des appartements s’orienteraient franchement à la baisse à Bordeaux (-5% entre le premier trimestre 2020 et le 1er trimestre 2021), alors que la hausse décélérerait fortement à Rennes, là où elle se maintiendrait dans d’autres villes comme Nantes, Montpellier, Caen, Rouen, Grenoble et Toulouse. Pour les maisons, les prix subiraient un fort ralentissement de la hausse dans les agglomérations de Lyon et du Havre.

Déport de ses acquéreurs

Les notaires considèrent d’ailleurs que la situation parisienne où les prix prohibitifs poussent désormais de plus en plus de familles à sortir de la capitale pour acquérir plus grand, profiter d’un environnement plus aéré ou passer de l’appartement à une maison, semble se dupliquer dans d’autres agglomérations qui ont connu, elles aussi, des hausses de prix incessantes ces dernières années. « L’exemple de la situation lyonnaise, qui semble plus subir un effet prix qu’un effet crise sanitaire quant à un déport de ses acquéreurs, conforte ce scénario », indiquent les notaires.

Rattrapage des villes moyennes

Souvent commenté ces derniers mois en corollaire des nouvelles aspirations des Français pour se loger nées de la crise sanitaire, l’essor des villes moyennes s’accompagne d’un violent rattrapage des prix. Les notaires citent notamment Angers, qui n’a pas connu de hausse annuelle de prix des appartements inférieure à 20% depuis le premier trimestre 2020, ou encore Caen, qui affiche une hausse des prix de ses appartements de 11% sur 2020, tendance qui semble se confirmer sur le premier semestre 2021.

Au sujet de ces villes moyennes, le réseau d’agences immobilières L’Adresse citait la semaine dernière une grosse attractivité autour des « Villes Cathédrales » comme Reims, Evreux, Orléans, ou Cholet. Orléans aurait par exemple enregistré une hausse de prix de 15% sur un an et le Président du réseau l’Adresse, Brice Cardi, s’attend à un nouvel épisode « d’exode urbain » cet été.

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