La revanche des villes moyennes se confirme

La revanche des villes moyennes se confirme©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 29 mars 2021 à 17h16

Le réseau d'agences immobilières Laforêt observe toujours une forte demande pour les maisons, à condition qu'elles se situent à distance raisonnable des agglomérations.

Le réseau d'agences immobilières Laforêt observe toujours une forte demande pour les maisons, à condition qu'elles se situent à distance raisonnable des agglomérations.

Porté par des taux d'emprunt au plus bas et par des conditions d'octroi des prêts légèrement assouplies, le marché immobilier ancien semble toujours aussi dynamique. Le réseau d'agences immobilières Laforêt en témoigne en ne constatant aucun ralentissement de ses transactions depuis le début de l'année, mais au contraire une légère progression en comparaison avec le dernier trimestre 2020.

Les envies de maisons soutiennent la tendance : leurs ventes ont été deux fois plus importantes que celles des appartements, à condition toutefois qu'elles se situent à distance raisonnable des agglomérations. Dans toutes les régions, l'envie d'une pièce en plus et d'un extérieur porte en effet ce désir d'acquisition, souvent en faveur des villes moyennes ou de banlieue. En ville, les appartements situés dans les quartiers les plus cotés deviennent très convoités dès lors qu'ils possèdent un balcon, affichent une belle luminosité et une absence de vis-à-vis. Laforêt observe aussi un retour en grâce des résidences secondaires qui se transforment en résidences semi-principales avec la généralisation du télétravail : désormais, elles ne sont plus destinées seulement aux vacances et aux weekends, séduisant de fait une clientèle plus jeune.

Des prix en hausse sauf à Paris

Cette forte demande face à une offre limitée par la baisse de la production de logements neufs entretient toujours une hausse des prix. Au cumul national, Laforêt estime la hausse moyenne à +1,3% entre le quatrième trimestre 2020 et le premier trimestre 2021. Les maisons tirent cette tendance vers le haut et certaines régions, notamment celles proches des grandes agglomérations, comme Paris, Lyon ou Bordeaux, sont victimes de leur succès et les prix y augmentent plus fortement qu'ailleurs. A l'Ouest, des villes comme Angers (+4%), Lorient (+6%), Nantes (+6,5%) ou Rennes (+9%) voient leurs prix progresser significativement sur les 12 derniers mois.

Une exception quand même : Paris intra-muros voit ses prix s'assagir (-0,5% par rapport au dernier trimestre 2020) contrairement à ceux de l'Ile-de-France qui bénéficie de la demande de maisons ou d'appartements plus grands. Le prix moyen à Paris reste quand même supérieur à 10.500 € le m² et Laforêt note une réelle évolution dans les attentes des acheteurs. « Alors qu'il y a encore 2 ans, tout se vendait au prix dans la capitale, la recherche de la qualité prime désormais. Avec la sensible détente de l'offre, les acquéreurs retrouvent une certaine exigence. Ils recherchent des logements sans défauts, quel que soit le quartier : vis-à-vis réduit, travaux de qualité, luminosité, bon emplacement. Lorsque ces critères ne sont pas remplis, la négociation est de retour, tandis que les biens les plus attractifs bénéficient d'une prime à la qualité », observe Laforêt. En parallèle, le prix des grands appartements continue de subir une correction à la baisse, sans doute en raison de la moindre présence des acquéreurs étrangers.

Pas de phénomène d'exode

Au sujet des délais de vente, Laforêt remarque une légère baisse un peu partout mais il faut toujours prévoir de l'ordre de 3 mois en moyenne entre le début des visites et la signature d'un compromis de vente, sauf en région parisienne où ce délai se réduit entre 2 et 3 mois. Tout cela avec une marge de négociation des prix qui ne dépassent pas 5% en province et se situent le plus souvent entre 3% et 3,5% en région parisienne.

« Malgré l'intérêt des citadins pour des biens situés à 1 heure 30 des grandes agglomérations, on ne note pas de phénomène d'exode radical », souligne le Président du réseau Laforêt, Yann Jéhanno. Selon lui, il y a d'ailleurs fort à parier que dès que la pandémie sera derrière nous, les métropoles, Paris en tête, retrouveront leur attractivité.

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