Le nombre de passoires thermiques a été réévalué à la baisse

Le nombre de passoires thermiques a été réévalué à la baisse©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 04 septembre 2020 à 09h27

17% du parc de logements français serait concerné contre 31% pour une précédente estimation datant de 2013...

La France ne compterait non pas 7 millions mais « seulement » 4,8 millions de passoires thermiques, ces logements très énergivores présentant des étiquettes énergie F et G du diagnostic de performance énergétique (DPE), selon une étude du Commissariat général au Développement durable. Cela correspondrait à 17% du parc de résidences principales contre 31% pour une précédente estimation datant de 2013. Une forte différence qui s'explique certainement à la marge par des rénovations effectuées ces dernières années mais surtout par un changement de méthodes d'estimations, en particulier pour les logements construits avant 1948 qui restent difficiles à mesurer.

Des travaux obligatoires avant de louer à l'avenir

Sont classés F et G les logements dont la consommation d'énergie primaire dépasse 330 kWh/m²/an. Des logements qui devraient à l'avenir ne plus pouvoir être loués sans travaux de rénovation. Dans une première étape, la loi relative à l'énergie et au climat va considérer comme indécents les logements G à partir de 2023, c'est-à-dire ceux dont la consommation s'envole à plus de 500 kWh/m²/an à comparer à moins de 90 kWh/m²/an pour les plus économes classés A et B et qui correspondent aux standards des constructions neuves.

Les maisons individuelles davantage concernées

Au total, sur les 29 millions de résidences principales au 1er janvier 2018, environ 1,9 million de logements (6,6% du parc) seraient peu énergivores (étiquettes A et B du diagnostic de performance énergétique). Les étiquettes D et E du DPE seraient les plus fréquentes (respectivement 34% et 24% du parc). Cette étude montre aussi que les logements très énergivores (étiquettes F et G) sont plus fréquents parmi les maisons individuelles que dans les logements situés dans un habitat collectif (18,4% contre 14,7%). Autre enseignement, les logements les plus petits sont les plus énergivores : près de 36% des logements de moins de 30 m² ont une étiquette F ou G, ce qui n'est le cas que de 13% des logements de plus de 100 m².

Le parc locatif privé en première ligne

On remarque aussi que le parc social est sensiblement moins énergivore que le parc privé (7% d'étiquettes F et G, contre 18,7%), ce qui s'explique par une forte prévalence du chauffage collectif au gaz, ainsi que par un effort de rénovation ciblé. Enfin, le parc locatif privé comporte les logements consommant le plus d'énergie, avec près de 23 % de logements d'étiquettes F ou G, alors que les logements occupés par leurs propriétaires ne sont que 17% à avoir une telle étiquette.

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