Le PLF 2021 devra encore se pencher sur les aides à l'achat de logements neufs

Le PLF 2021 devra encore se pencher sur les aides à l'achat de logements neufs ©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 09 septembre 2020 à 16h19

PTZ, Pinel et APL Accession à nouveau au menu des discussions budgétaires cet automne...

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) s'inquiète à nouveau de l'absence de mesures fortes pour le logement neuf dans le Plan de relance du gouvernement alors que la crise s'y révèle plus forte que l'amélioration-entretien qui va bénéficier de nouveaux crédits pour la prime à la rénovation énergétique.

Des indicateurs qui font craindre le pire

La dernière note de conjoncture de la FFB montre que les mises en chantier de logements neufs reculent de près de 15% en glissement annuel sur 7 mois à fin juillet 2020 et les permis d'un peu plus de 20%. La baisse s'amplifie même sur la période récente, ces mêmes permis s'affichant à -27,3% en glissement annuel sur les trois derniers mois. Du côté des ventes des promoteurs, elles s'effondrent de 30,9% entre les premiers semestres 2019 et 2020. Quant aux ventes de maisons en diffus, elles chutent de 18,1% en glissement annuel sur sept mois.

PLF 2021

Olivier Salleron, le nouveau Président de la FFB, appelle à ce que plusieurs dispositions fortes intègrent la loi de finances pour 2021 alors que les débats autour du projet de loi (PLF) ne vont pas tarder à commencer (la discussion de la première partie aura lieu du lundi 12 au lundi 19 octobre). Il s'agit notamment du retour du PTZ dans le neuf avec une enveloppe 40% du montant maximal de l'acquisition sur tout le territoire et de la prorogation du dispositif d'investissement locatif Pinel jusqu'en 2022.

Conditions d'octroi des crédits

« Pour que ces mesures aient un impact, il faut aussi très rapidement lever le point de blocage initial, soit assouplir les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière relatives au crédit immobilier », ajoute le Président de la FFB. Ces recommandations sont en effet à l'origine du resserrement des conditions d'octroi des crédits par les banques qui acceptent désormais au compte-goutte les dossiers avec un taux d'endettement supérieur à 33% et ne financent plus sur des durées supérieures à 25 ans. Des conditions qui pénalisent en premier lieu les jeunes primo-accédants.

Et même si elle devait être entendue, la FFB regrette que « l'entrée en vigueur de toutes ces dispositions interviendra, au mieux, dans les premiers mois de 2021, presqu'un an après l'entrée en crise ! ».

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