Le prêt à mensualité progressive peut vous permettre d'éviter un refus bancaire

Le prêt à mensualité progressive peut vous permettre d'éviter un refus bancaire©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 02 octobre 2020 à 11h24

Comme le rappelle le courtier Vousfinancer, souscrire un prêt à mensualité progressive peut se révéler très intéressant car cela permet de démarrer le remboursement de son prêt avec un endettement plus faible qu'avec un crédit amortissable classique.

Dans le contexte actuel où le taux d'endettement est un critère essentiel pour obtenir son crédit immobilier - il ne doit pas dépasser 33% sinon le crédit sera très souvent refusé -, une nouvelle offre bancaire semble faire son retour : le prêt à mensualité progressive.

Comme le rappelle le courtier Vousfinancer, souscrire un prêt à mensualité progressive peut se révéler très intéressant car cela permet de démarrer le remboursement de son prêt avec un endettement plus faible qu'avec un crédit amortissable classique : les mensualités, moins élevées en début de crédit, augmentent de 1 % par an. Pour un prêt de 250.000 €, la mensualité de départ sera par exemple 10 % plus faible qu'avec un prêt amortissable classique et il y aura un écart de 250 € environ entre la première mensualité et la dernière. Attention, ce type de prêts ne sera toutefois pas accordé à tous les emprunteurs mais en priorité aux profils dont les revenus sons évolutifs, notamment des jeunes cadres en début de carrière.

Simulations

Vousfinancer cite le cas d'un couple avec 3.000 € de revenus par mois qui voudrait emprunter 250.000 € sur 25 ans. Avec un prêt amortissable classique à 1,75%, la mensualité sera de 1.029,5 €, soit un taux d'endettement de 34% qui dépasse les critères actuels. Ce couple aura donc très peu de chances d'obtenir son prêt car il n'a pas non plus la possibilité d'emprunter sur une durée supérieure à 25 ans (les banques ne prêtent plus à + de 25 ans).

Avec un crédit évolutif au même taux de 1,75%, la première échéance sera de 919,5 €, soit 110 € de moins, permettant d'abaisser le taux d'endettement à 30,6% et d'être largement dans les clous du taux d'endettement. La dernière échéance sera de 1.167,5 € avec un impact sur le coût total du crédit de 3.000 € supplémentaire qu'en crédit classique.

« Ce type de crédit prévoyant un démarrage en douceur des remboursements permet d'avoir un endettement plus faible sur les premières années du crédit. En outre, il présente peu de risque dans la mesure où les mensualités augmentent de 1% par an comme pourrait le faire un loyer, et que ces prêts sont destinés plutôt aux emprunteurs dits 'à potentiel' dont les revenus vont évoluer à la hausse, avec un endettement qui n'a donc pas vocation à augmenter », analyse Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

Taux variables

Vousfinancer observe aussi le retour de crédits à taux variables, limité pour l'instant à une seule banque régionale qui propose des crédits sur 20 ans à un taux variable capé 1 de 0,65%, contre 1,20% en crédit amortissable classique pour le même profil (ou 0,45% sur 15 ans contre 1% en crédit classique). Comme le taux est « capé », soit limité à la hausse, cela signifie qu'il ne pourra pas dépasser 1,65% sur 20 ans en cas de remontée de l'Euribor 3 mois, le taux de référence, actuellement à -0,48% et négatif depuis plusieurs mois maintenant.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.