Les taux immobiliers ont peu de chances de remonter à court terme

Les taux immobiliers ont peu de chances de remonter à court terme©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 18 janvier 2019 à 15h21

Le seul de l'usure limite les risques, au moins pour le premier trimestre 2019...

Le dernier observatoire Crédit Logement-CSA confirme des conditions d'emprunt encore exceptionnelles dans l'immobilier avec des taux moyens toujours proches des plus bas de la fin 2016 : 1,43% actuellement à comparer à 1,33% en décembre 2016. Il s'agit ici du taux moyen toutes durées confondues pour les prêts accordés dans le neuf, l'ancien et les travaux.

Les taux sur 25 ans n'ont jamais été aussi bas

Les taux sont particulièrement attractifs sur les durées longues qui représentent une bonne partie de la production : les prêts à 25 ans et + représentaient environ 38% de la production au quatrième trimestre 2018 et ceux à 20 ans et + près de 70%. Le taux moyen sur 25 ans continue de diminuer à 1,63% en décembre 2018, avec même des offres à 1,41% pour les meilleurs profils, des niveaux qui n'ont jamais été aussi bas sur cette durée si ce n'est fin 2016.

Seuil de l'usure

Dans l'immédiat, Crédit Logement estime que les évolutions du seuil de l'usure (taux maximums auxquels les banques ont le droit de prêter) ne laissent toujours pas de réserves pour une remontée des taux des crédits immobiliers. Tout au plus, Crédit Logement évoque un nouveau déplacement de la production vers les durées les plus longues pour répondre à la demande des ménages. Crédit Logement pense que l'essentiel des évolutions dépendra de l'évolution des conditions d'octroi des prêts, dont principalement le taux d'apport personnel des nouveaux emprunteurs sur lequel les banques se sont montrées très souples en 2018.

+20 points de base maximum en 2019

Globalement, Crédit Logement pense que les taux des crédits immobiliers ne devraient donc remonter que modérément en 2019, de moins de 20 points de base, soit de l'ordre de 1,65% en moyenne annuelle, contre 1,45% en 2018.

Des barèmes complexes

En ce début d'année 2019, Cécile Roquelaure, directrice des études et de la communication du courtier Empruntis, observe que les banques n'hésitent pas à proposer des barèmes de plus en plus complexes avec un taux d'emprunt calculé en fonction du revenu, du projet, du montant emprunté ou de la durée d'emprunt. « L'objectif : attirer des clients haut de gamme et des jeunes à revenus évolutifs. Mais pas que : leurs objectifs étant élevés elles ne négligeront aucun dossier ! », explique-t-elle. Cécile Roquelaure confirme aussi que la récente baisse des taux d'usure fixés pour le premier trimestre 2019 contraindra les banques à maintenir leur taux bas pour ne pas exclure les ménages.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.