Les villes les plus chères n'attirent pas leur périphérie dans la spirale haussière

Les villes les plus chères n'attirent pas leur périphérie dans la spirale haussière©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 16 juillet 2020 à 00h00

Les notaires ont analysé les écarts de prix entre ville et périphérie. Une amplitude qui n'est pas la même en fonction des périodes, haussières ou baissières.

A l'occasion de la publication de leur note de conjoncture, les notaires de France publient une synthèse de l'évolution des prix ces dernières années. Celle-ci constate « des écarts plus forts dans les métropoles plus dynamiques » sur la période récente.

Entre 2008 et 2018, les évolutions de prix des maisons sont davantage favorables dans les métropoles que dans leurs territoires avoisinants. Mais les écarts varient en fonction du dynamisme des marchés : les métropoles qui progressent le plus enregistrent les écarts avec leurs périphéries les plus élevés, selon les notaires. Ainsi, à Bordeaux, les prix des maisons ont progressé de 42% dans la métropole contre moitié moins pour sa périphérie ; à Nantes de 15 % contre 5 %, à Toulouse de 12 % contre 2 % et à Lyon de 14 % contre 1 % selon les notaires. A l'inverse, « les métropoles qui baissent se caractérisent par des écarts modérés avec leurs périphéries ». Par exemple, les prix ont baissé de 8% dans la métropole de Dijon et de 9% en périphérie, à Grenoble respectivement de 6 % et 7 %, ou à Metz de 6 % et 10 %.

Des disparités accentuées en période de hausse des prix

Le détail des évolutions durant chacune des phases haussières et baissières montre par ailleurs que « les disparités sont plus fortes durant les phases haussières » : durant la période haussière de 2009-2011, près de la moitié des métropoles accusent des écarts d'évolution de prix avec leurs périphéries supérieurs à 3 points. Un maximum de 8 points est atteint pour Rennes (+13% dans la métropole et +5% pour sa périphérie), par exemple. Durant la période haussière qui a suivi, 2015-2018, les disparités sont également significatives avec pour Bordeaux et Metz des écarts qui montent jusqu'à 9 points.

Enfin, durant les deux périodes de baisse des prix (2008-2009 et 2011-2015), les écarts entre les métropoles et leurs périphéries sont supérieurs à 3 points uniquement pour le quart d'entre elles environ, concluent les notaires.

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