Niches fiscales : l'Elysée s'opposerait à un coup de rabot

Niches fiscales : l'Elysée s'opposerait à un coup de rabot©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 08 février 2019 à 15h56

D'après Franceinfo, Emmanuel Macron aurait procédé à un recadrage en conseil des ministres ne souhaitant pas de hausse des impôts.

Rien n'est encore officiel. Mais le projet d'abaissement du plafond des niches fiscales serait sur le point d'être abandonné. C'est ce que rapporte ce vendredi Franceinfo.

Selon la radio, Emmanuel Macron aurait même sifflé la fin de la partie dès mercredi dernier en conseil des ministres, la ligne directrice étant de ne pas augmenter les impôts. Or, réduire en partie les niches fiscales reviendrait à augmenter la taxation des foyers concernés. D'après Franceinfo, l'Elysée tend donc à relativiser l'affaire parlant d'une simple « contribution ministérielle » qui ne sera « pas forcément retenue » plutôt que d'un véritable projet.

Vent de protestations

Il faut dire que les réactions ont été vives depuis que le ministre de l'Action et des comptes publics a soulevé cette idée en début de semaine. Sans donner les contours précis de son projet, Gérald Darmanin avait évoqué un gain potentiel de 1 milliard d'euros pouvant être redistribué aux classes moyennes sous forme d'allègements d'impôt sur le revenu.

Reste que le sujet est sensible compte tenu du nombre de contribuables bénéficiant de réductions et crédits d'impôt, que ce soit pour l'investissement immobilier ou l'emploi à domicile. Afin de rassurer, Gérald Darmanin avait d'ailleurs dû clarifier son propos en assurant dans un second temps que les services à la personne ne seraient pas concernés.

Quid de la plus-value sur les résidences principales ?

Cette fois, c'est donc l'ensemble du projet qui semble remis en cause. Une bonne nouvelle pour le secteur immobilier qui redoutait d'être le premier concerné par une éventuelle réforme.

Une question demeure toutefois. Visiblement opposé à toute hausse des impôts, l'Elysée compte-t-il également refermer la piste d'une imposition des grosses plus-values encaissées sur les résidences principales ? Le doute est permis car l'idée a été soulevée par Emmanuel Macron lui-même lors d'un débat fin janvier...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.