Marché de l'art : "artiste émergent ou artiste confirmé ?"

Marché de l'art : "artiste émergent ou artiste confirmé ?"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 20 février 2019 à 10h10

Arnaud Dubois, Directeur associé de l'IP ART

L'investisseur qui s'intéresse au marché de l'art doit rapidement définir son profil. Un exercice fondamental qui l'orientera vers la stratégie d'investissement la plus appropriée à ses aspirations personnelles.

Contrairement aux placements immobiliers et financiers qui peuvent générer des revenus réguliers, la rentabilité des œuvres d'art ne se mesure qu'au moment de leur cession. Les préoccupations des investisseurs se limitent donc rapidement à des problématiques de sécurité du placement et de plus-value.

Comment minimiser son risque en maximisant son profit ?

Une catégorie d'investisseurs préfèrera consacrer des montants raisonnables pour ne pas prendre trop de risques et par la même porter son dévolu sur des artistes émergents encore peu établis sur marché.

A contrario une autre catégorie préfèrera sécuriser ses placements par l'acquisition d'artistes accomplis plus onéreux mais aussi plus sécurisants pour leurs propriétaires.

D'un coté le potentiel de gain est largement espéré, de l'autre c'est la sécurité qui est privilégiée.

Il me semble tout de même qu'une troisième voie est possible.

Il existe un vivier considérable d'artistes confirmés qui évoluent sur un marché de l'art dynamique.

En 2017, 45% des échanges en valeur et en volume ont été réalisés par des œuvres exécutées après 1945. Le marché de l'art contemporain est un marché globalement actif et performant qui accuse parfois d'une forte dissymétrie entre la valeur financière de certains artistes et leurs valeurs artistiques.

Ma stratégie consiste à explorer ces dissymétries dans un objectif de ré-arbitrage du marché face au marché. Je pense notamment aux artistes de l'art minimal des années 1970 et post modernes des années 1980 comme Olivier Mosset, John Armleder ou Peter Halley.

Dans ce cas, les investisseurs débourseraient des sommes modestes pour des artistes consacrés et présents dans les plus grands musées d'art contemporain, minimisant ainsi leurs risques et augmentant considérablement leurs potentiels de plus-value.

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